Le démantèlement d'un premier barrage près de l'Ossétie du Sud le 5 octobre 2008 © DR"Il semble que le retrait ait commencé". C'est le porte-parole du ministère géorgien de l'Intérieur qui l'affirme : le retrait des forces russes de Géorgie, hors territoires séparatistes, aurait commencé dimanche matin avec le démantèlement d'un premier barrage près de l'Ossétie du Sud, conformément à l'accord qui prévoit le départ de tous les soldats d'ici le 10 octobre.
Des mouvements de camions militaires russes, transportant principalement du matériel, avaient lieu dans la matinée à différents endroits des zones adjacentes aux territoires séparatistes d'Ossétie du sud et d'Abkhazie.
Les observateurs de l'UE sur le terrain
Des observateurs de l'Union européenne ont ainsi constaté le démantèlement du barrage d'Ali, au nord-ouest de Gori, le premier depuis le début de leur mission le 1er octobre. Ce barrage était situé à une quinzaine de km de la bordure de l'Ossétie du Sud, sur la première ligne de la "zone de sécurité" mise en place par l'armée russe. Selon l'AFP, des soldats russes retiraient des barrières en fil barbelé et des équipements d'au moins trois barrages situés près de Zougdidi, une ville proche de l'Abkhazie.
Conformément à l'accord de mise en oeuvre du cessez-le-feu conclu entre Moscou et l'UE le 8 septembre, les Russes doivent se retirer des zones adjacentes à l'Ossétie du Sud et à l'Abkhazie d'ici le 10 octobre, sur les lignes antérieures au déclenchement du conflit avec la Géorgie, le 7 août. Les observateurs de l'UE ont commencé à patrouiller dans ces zones le 1er octobre pour garantir ce retrait.
"Une tactique pour retarder le retrait"
Tbilissi avait lancé début août une offensive militaire contre l'Ossétie du Sud, à laquelle Moscou avait riposté par l'envoi massif de troupes en territoire géorgien. Selon le ministère géorgien de l'Intérieur, il restait avant le début de la mission de l'UE, 800 soldats russes et 18 positions dans les zones adjacentes.
Ces premiers mouvements de troupes interviennent deux jours après un attentat à la voiture piégée près de l'état-major des forces de maintien de la paix russes à Tskhinvali, "capitale" de l'Ossétie du Sud, qui a tué huit soldats (Lire notre article). Le Parquet général russe a mis en cause les autorités géorgiennes, une accusation vivement démentie par Tbilissi qui avait estimé que cet attentat était "une tactique pour retarder le retrait" des forces russes.
La Russie a reconnu l'indépendance de l'Ossétie du Sud et de l'Abkhazie le 26 août, un acte vigoureusement condamné par l'Occident et par Tbilissi, qui accuse la Russie de vouloir annexer ces régions limitrophes de sa frontière sud. Moscou entend maintenir 3.800 soldats dans chacun de ces territoires.
(D'après agence)
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