Les donateurs plus généreux que prévu

le 22 octobre 2008 à 16h39 , mis à jour le 22 octobre 2008 à 16h58

Pour permettre à la Géorgie de réparer les dégâts dus au conflit avec la Russie, 3,45 milliards d'euros ont été promis par les donateurs internationaux, réunis à Bruxelles.

GéorgieGéorgie © TF1-LCI

Mission accomplie. Mercredi, à Bruxelles, les donateurs internationaux ont promis à la Géorgie 3,45 milliards d'euros, soit bien plus que les 2,38 milliards qui étaient jugés nécessaires par la Banque mondiale pour remettre sur pied l'économie géorgienne, en plein boom avant le conflit, et pour aider les quelque 65.000 personnes déplacées par le conflit. Selon la commissaire européenne aux Relations extérieures, Benita Ferrero-Waldner, 2,8 milliards d'euros ont été promis par le secteur public et 600 millions d'euros par les acteurs privés. Cet engagement, qui vaut pour les années 2008-2010, est "bien supérieur à ce que nous attendions", a-t-elle souligné.

En tout, quelque 67 pays et grandes institutions financières - Banque mondiale, Fonds monétaire international, Banque européenne d'investissement et  Banque européenne pour la reconstruction et le développement - étaient invités à la conférence des donateurs pour la Géorgie, qui s'est tenue mercredi à Bruxelles. Grande absente, la Russie, qui n'avait pas été conviée.

"Aucun Géorgien ne l'oubliera jamais"

"Je suis confiant que le gouvernement géorgien va maintenant faire tout son possible pour s'assurer que les contrôles appropriés sont mis en place", a déclaré à l'issue de la conférence le vice-président de la Banque mondiale, Shigeo Katsu. "Il faut maintenant passer des promesses aux investissements et aux résultats sur le terrain", a-t-il ajouté. "Nous sommes profondément émus et poussés à l'humilité par cette démonstration de solidarité, cela dépasse largement nos attentes, surtout depuis le début de la crise financière", a déclaré pour sa part le Premier ministre géorgien, Lado Gourguénidzé. "Aucun Géorgien ne l'oubliera jamais", a-t-il ajouté, en remerciant tous les donateurs.

Quant aux Abkhazes et Ossètes, ils pourraient théoriquement bénéficier eux  aussi d'une partie de l'aide internationale, avait expliqué avant la conférence un responsable européen. Mais il faudrait pour cela "que les autorités de facto (de ces territoires)  en permettent l'accès et qu'elles ne répondent pas simplement : 'la Fédération  russe s'occupe de tout, ne vous inquiétez pas'", avait-il souligné.

(D'après agence)

le 22 octobre 2008 à 16:39
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