L'enquête sur l'explosion dans un gare du Pays basque espagnol © LCILa police espagnole constate samedi matin les dégâts, après que deux gares du Pays Basque espagnol aient été secouée dans la nuit de vendredi à samedi. Dans la première, la petite gare de la localité de Berriz, une explosion s'est produite faisant "d'importants dégâts matériels mais pas de blessés", selon le ministère régional basque de l'Intérieur. Après plusieurs heures d'incertitudes quant à l'origine de cette explosion, la police a apporté des précisions : "Nous savons qu'un engin explosif mixte, c'est-à-dire composé d'un initiateur et de liquide inflammable est à l'origine de cette explosion".
La gare de la commune voisine d'Euskotren d'Amorebieta a ensuite été visée par le jet de deux cocktails molotov qui ont endomagé sa façade, en particulier les guichets et les machines automatiques. Les communes de Berriz et Amorebieta sont situées à l'est de Bilbao, à proximité de l'autoroute unissant les deux grandes villes basques de Bilbao et Saint-Sébastien.
Des "kale borroka" ?
Ces deux gares ont été visées le jour où le chef du gouvernement régional basque, le nationaliste Juan José Ibarretxe, avait prévu d'organiser une consultation populaire au Pays Basque sur le droit à l'autodétermination des Basques, qui n'aura finalement pas lieu après avoir été déclarée illégale par le Tribunal constitutionnel espagnol. Les actes de violence urbaine, "kale borroka" en langue basque, sont réguliers au Pays Basque et se caractérisent souvent par le jet de cocktails molotov contre des bâtiments officiels, des gares ou des distributeurs automatiques de billets. Ils sont attribués à des jeunes indépendantistes radicaux considérés par la justice espagnole comme des "groupes d'appui" à l'ETA et sa "pépinière" de jeunes recrues.
L'ETA, qui est inscrit sur la liste des organisations terroristes de l'UE et des Etats-Unis, est tenu pour responsable de la mort de 824 personnes en 40 ans de violences pour l'indépendance du Pays Basque. L'organisation armée a repris sa campagne d'attentats depuis la rupture de son dernier cessez-le-feu, en juin 2007, tuant un total de cinq personnes, trois gardes civils, un militaire et un ex-élu socialiste basque. Le dernier attentat attribué à l'ETA remonte au 4 octobre, lorsqu'une bombe a explosé dans la nuit devant un tribunal de la ville de Tolosa, au Pays Basque.
D'après agence
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