Métallurgie : un haut fourneau © TF1/LCIDes milliers de salariés du secteur de la métallurgie ont commencé à débrayer dans toute l'Allemagne dans la nuit de vendredi à samedi pour réclamer 8% de hausse de salaire. A Ingolstadt en Bavière, quelque 4000 salariés du constructeur automobile Audi ont cessé le travail pendant deux heures, donnant ainsi le coup d'envoi à un conflit social dont les conséquences seront très importantes pour la troisième économie mondiale. Chez Audi également, mais à Neckarsulm, un millier de salariés ont mené un mouvement de grève ponctuel.
Des arrêts de travail, concernant à chaque fois des centaines de salariés, ont également eu lieu chez Osram (entreprise spécialisée dans la fabrication de lampes) à Berlin, ou encore chez Johnson Controls (équipementier automobile) en Basse-Saxe, a indiqué le puissant syndicat IG Metall, initiateur du mouvement.
Lundi, la grève s'étend
Ces premières grèves d'avertissement ont été déclenchées alors que l'accord salarial jusqu'ici en vigueur pour les 3,6 millions de salariés de la branche expirait vendredi soir. Aucun terrain d'entente n'a pour l'instant été trouvé entre IG Metall, qui réclame une hausse de 8% des salaires, et les employeurs de la fédération Gesamtmetall, prêts à offrir 2,9% de plus sur 14 mois. Les employeurs invoquent la crise économique, qui touche tout particulièrement certains secteurs comme l'automobile, pour appeler à la modération salariale. IG Metall maintient contre vents et marées sa revendication, arguant au contraire que seul un coup de pouce au pouvoir d'achat des salariés aidera l'Allemagne à échapper à la récession.
Lundi, les mouvements doivent considérablement s'étendre, et toucher par exemple le site de production du fabricant d'électroménager Miele à Lehrte, ou encore le sidérurgiste Salzgitter dans la ville du même nom.
D'après agence
Retour MYTF1
Chargement en cours...





