Anna Politkovskaïa, rare journaliste russe à couvrir la Tchétchénie, assassinée à Moscou © TF1/LCILe procès du meurtre d'Anna Politkovskaïa a connu mardi de nouveaux rebondissements. Tout d'abord, avec la levée du huis clos, que le juge Zoubov avait décidé la semaine dernière après deux jours d'audience. Le procureur a réagi à cette décision en demandant que le procureur soit relevé de ses fonctions pour avoir prononcé, selon lui, illégalement ce huis clos.
Sur le fond du dossier, l'avocat de l'un des quatre complices présumés a révélé que l'acte d'accusation désignait un homme politique russe non identifié comme le commanditaire du crime. Une affirmation qui va à l'encontre de la thèse que le parquet avait défendu jusque là : il avait en effet indiqué durant l'enquête que le meurtre avait été ordonné depuis l'étranger. Certains y avaient alors vu une accusation visant l'homme d'affaires russe Boris Berezovski, réfugié à Londres et bête noire du Kremlin.
"Au tribunal, dans les conclusions de l'accusation, ce n'est pas le cas, (il ne s'agit pas de) quelqu'un de si puissant, de si terrible, mais d'un acteur politique à l'intérieur du pays", a déclaré l'avocat, ajoutant cependant ne pas savoir "de qui il s'agit". Il a ajouté que le "seul" motif du crime apparaissant dans l'accusation était "des reportages présentant de manière critique certains acteurs politiques".
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