Geneviève Lhermitte © TF1/LCILe procès de Geneviève Lhermitte, qui s'est ouvert ce lundi pour deux semaines devant la cour d'assises de Nivelles, tentera de mettre en lumière les raisons qui semblent avoir poussé cette enseignante de 42 ans, en arrêt maladie depuis des années, à égorger l'un après l'autre ses quatre filles et son garçon, âgé de trois à 14 ans, qu'elle semblait chérir par-dessus tout.
"Mon nom est Lhermitte Geneviève. Je suis enseignante et maman au foyer", a déclaré d'une voix légèrement hésitante l'accusée, pantalon et veste de tailleur gris sur chemise blanche, brièvement interrogée en ouverture d'audience par le président de la Cour, Luc Maes. Le regard de Geneviève Lhermitte s'est tourné vers la salle mais il n'a pas croisé celui de son mari, Bouchaïb Moqadem, impassible, au premier rang, assis aux côtés de Michel Schaar, un sexagénaire ami et protecteur de la famille qu'elle jugeait envahissant.
"J'ai pris ma décision"
Le déroulement des faits a été établi : Geneviève Lhermitte, qui a appelé elle-même les secours après avoir tenté de se suicider, les a expliqués en détails et les enquêteurs n'ont relevé aucune anomalie.
Le mercredi 28 février 2007 après-midi, alors que son mari, Bouchaïb Moqadem, devait rentrer quelques heures plus tard du Maroc, Geneviève Lhermitte a appelé à l'étage sa fille Mina, âgée de 7 ans, prétextant une surprise. Elle l'a d'abord étranglée, puis égorgée avec un couteau de cuisine. Pendant l'heure qui a suivi, elle a fait de même avec les quatre autres, lavant le couteau entre chaque enfant.
"J'ai pris ma décision de partir avec mes enfants très loin et pour toujours", expliquait-elle dans une lettre laissée à une amie avant son acte. Elle y accusait son mari d'être sourd à sa détresse et s'en prenait à un médecin sans enfant qui, depuis des années, avait pris la famille sous son aile, au point que Geneviève Lhermitte le jugeait envahissant.
Retour MYTF1
Chargement en cours...




