Française disparue : "Nous excluons le suicide"

Par Propos recueilis par Fabrice AUBERT, le 09 décembre 2008 à 15h16 , mis à jour le 09 décembre 2008 à 15h28

Interview - Francis Bretnacher, le père d'Ophélie, disparue à Budapest, explique à LCI.fr que sa fille n'avait aucune raison de mettre fin à ses jours.

ophelie bretnacherL'avis de recherche pour Ophélie Bretnacher © DR


LCI.fr : Vous avez rencontré la police ce matin (ndlr : mardi). Avez-vous de nouvelles informations sur la disparition de votre fille ?

Francis Bretnacher : Il s'agissait pour elle de faire un point sur l'enquête avec nous et de nous tenir informer de ses investigations. Elle a terminé d'éplucher les bandes vidéos de la discothèque. On y voit bien Ophélie, notamment lors de sa sortie de l'établissement. A quelques minutes près, cela confirme les horaires donnés jusque là par les différents témoins.

En revanche, il n'y a pas vraiment de nouveau concernant la découverte de son sac à main sous le pont qui enjambe le Danube. Une chose est certaine : ce pont ne figurait pas sur l'itinéraire habituel qu'Ophélie emprunte pour rentrer dans la famille où elle loge après être sortie tard le soir dans le quartier de Pest.  Plus globalement, aucune piste spécifique n'est toujours privilégiée. 
 
LCI.fr : De votre côté, vous excluez toujours la disparition volontaire ou le suicide ?
F.B. : Tout à fait. Ophélie a 22 ans, elle a passé l'âge de faire une fugue. Quant au suicide, je n'y crois pas une seule seconde. Et je ne dis pas ça comme un père qui se voile la face sur la personnalité de sa fille. Ophélie est joyeuse, elle est avec son copain depuis sept ans. Elle lui avait d'ailleurs encore parlé sur Skype avant de se rendre à la discothèque. Nous lui avions également parlé peu de temps avant cette soirée. Et elle était aussi dynamique que d'habitude.
 
LCI.fr : Vous sentez-vous soutenu par les autorités hongroises et françaises ?
F.B. : Tout à fait. Les enquêteurs de la police hongroise chargés de l'affaire me semblent compétents. Les services du consulat et de l'ambassade de France nous ont également bien accueillis et sont à notre écoute. Je crains simplement que l'emballement médiatique qui s'est mis en branle depuis hier (ndlr : lundi) ne viennent perturber l'enquête. Mais d'un autre côté, médiatiser l'affaire était aussi un passage nécessaire pour éviter qu'elle ne soit mise de côté petit à petit. C'est pour cela que je prends le temps de répondre aux différentes sollicitations des journalistes français.

Par Propos recueilis par Fabrice AUBERT le 09 décembre 2008 à 15:16
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