Une semaine après, le mouvement continue mais moins violent

le 13 décembre 2008 à 09h44 , mis à jour le 13 décembre 2008 à 22h13

Les manifestations se poursuivaient samedi à Athènes et Salonique, presque sans heurts. Samedi soir toutefois, des cocktails Molotov ont été lancés contre un poste de police à Athènes.

athènes grèce violences explosions © TF1/LCI

Une semaine jour pour jour après la bavure policière qui a coûté la vie à un  adolescent de 15 ans, des veillées silencieuses étaient organisées ce samedi soir à Athènes et Salonique, en hommage au jeune disparu. Le mouvement, s'il n'a pas cessé, a perdu en violence. Plusieurs manifestations se sont déroulées samedi à Athènes et Salonique, sans heurts, pour protester contre la mort il y a une semaine d'un adolescent tué par un policier, qui a déclenché une vague de violences urbaines en Grèce. En début d'après-midi, quelque 300 lycéens ont organisé sur la place centrale de Syntagma à Athènes un rassemblement assis et pacifique pour honorer la mémoire de l'adolescent, Alexis Grigoropoulos, 15 ans. Les jeunes, dont certains portaient des fleurs, ont déployé devant le Parlement deux grandes banderoles sur lesquelles était inscrit "On condamne la violence, il faut désarmer la police" et "06/12/08, Alexis Grigoropoulos, je n'oublie pas".

Quelques heures plus tard, environ 2.000 étudiants se sont regroupés sur la place et massés devant la tombe du soldat inconnu protégée par un cordon policier, en invectivant les forces de l'ordre. Un face-à-face tendu a duré plus d'une heure avant que les étudiants ne se dispersent, laissant une centaine d'autonomes sur la place. La plupart des manifestants étaient des étudiants de l'école Polytechnique et de la faculté de Droit occupées. Ils portaient des banderoles sur lesquelles était inscrit "L'Etat assassine" et "Assassins". Un tract d'un comité de coordination lycéens-étudiants distribué sur place annonçait de nouvelles manifestations lundi devant la direction de la police et une grande manifestation générale des secteurs de l'éducation jeudi prochain devant le parlement. Un rassemblement qui devait être organisé dans la soirée à Exarchia, le centre contestataire d'Athènes, a été reporté pour dimanche en fin d'après-midi pour rendre hommage au jeune Alexis, une semaine après sa mort dans le quartier. Mais des cocktails Molotov ont été jetés contre une agence d'une banque grecque à Athènes, provoquant un début d'incendie, puis contre un poste de police.

A Salonique, deuxième ville de Grèce, dans le nord du pays, de légers incidents ont émaillé une manifestation qui a réuni quelque 2.000 personnes samedi après-midi. Des groupes d'autonomes qui avaient rejoint une manifestation pacifique de lycéens et d'étudiants de gauche ont renversé des poubelles, endommagé une voiture, inscrit des slogans sur l'évêché et détruit une caméra de surveillance d'une banque dans le centre-ville. Il n'y a pas eu de heurts avec les forces de l'ordre qui suivaient discrètement le cortège.

Huit mini-attentats non revendiqués

Dans la nuit, huit petits engins de fabrication artisanale ont explosé dans la nuit de vendredi à samedi dans deux quartiers d'Athènes visant notamment un bureau local du parti conservateur au pouvoir et des banques sans faire de victime, a-t-on appris samedi de source policière.
 
Les attentats n'ont pas été revendiqués. Quatre succursales des banques Agricole, Générale, Citibank, banque Nationale de Grèce (BNG) ont subi des dégâts matériels limités dans le quartier d'Alimos en bord de mer au sud de la capitale. Un supermarché et une boutique de ventes des produits de l'Office des télécommunications (OTE) qui jouxtaient deux des banques touchées ont subi aussi des dégâts.

Aucun incident
 
Le bureau local d'Alimos du parti au pouvoir Nouvelle Démocratie a été également touché. Une annexe de la Banque nationale de Grèce (BNG) a été endommagée dans le quartier de Kypséli au nord d'Athènes. Ces attentats réalisés à l'aide de petites cartouches de gaz, ont provoqué des débuts d'incendies rapidement maîtrisés par les pompiers, a précisé la source policière. Deux voitures ont par ailleurs été brûlées par des inconnus dans deux quartiers de la capitale, à Guizi et à Exarchia, le centre contestataire d'Athènes.
 
La police n'a signalé aucun incident au cours de la nuit entre jeunes et forces de l'ordre au huitième jour d'une flambée de violences qui a embrasé la Grèce après la mort d'un adolescent tué par un policier samedi dernier à Athènes.

(D'après agence)

Manifestation de soutien devant  l'ambassade grecque à Paris

Quelque 300 personnes ont manifesté vendredi soir à Paris à proximité de l'ambassade de Grèce en solidarité avec la "génération 600 euros" (référence au salaire mensuel de jeunes actifs Grecs). Rassemblés à l'appel d'organisations de l'Education et de gauche (le syndicat étudiant Unef, les syndicats lycéens FIDL et, UNL, le MJS, les JCR ...), ils se sont massés dans la rue Auguste Vacquerie (XVIe), à quelques centaines de mètres de l'Arc de Triomphe et à proximité de l'ambassade, dont les forces de l'ordre leur barraient l'accès. Les manifestants ont tenté d'avancer vers la place de l'Etoile, mais ont été repoussés sans ménagement par les CRS. Le porte-parole de la LCR Olivier Besancenot et le sénateur Jean-Luc Mélenchon, fondateur du Parti de Gauche (PG), participaient au rassemblement.

le 13 décembre 2008 à 09:44
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1 Commentaires

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  • Remi, le 13/12/2008 à 16h49

    Et demain ils manifestent pour les 300 euros en Roumanie, et apres demain pour les 250 euros en Russie.

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