Santos MirasierraLe 1er octobre dernier, le match de Ligue des Champions Atletico Madrid-Marseille s'était soldé par de nombreux incidents impliquant notamment des supporters marseillais à la police espagnole. Santos Mirasierra, un Marseillais, avait été arrêté dans le cadre de ces violences. Il lui est reproché d'avoir blessé un policier avec une chaise.
Ses avocats contestent ces accusations, images à l'appui. Les vidéos des incidents diffusées en France le montrent en effet en train de parlementer calmement avec les policiers montés dans les tribunes pour décrocher une banderole de l'OM affichant une tête de mort. Mais celles diffusées par les médias espagnols le font apparaître ensuite, au moment où la situation a dégénéré, en train de bousculer un policier, mais pas en train de lancer une chaise. Mais, dans une interview à La Provence, accordée par écrit à travers son avocat, Santos Mirasierra reconnaît ce mercredi qu'il a bien bousculé un policier espagnol mais pour défendre une femme matraquée. "Quand vous voyez une femme matraquée jusqu'au sang pour rien, vous ne pouvez pas rester les mains liées sans rien faire", explique-t-il.
Du sursis ?
Depuis le 1er octobre, Santos Mirasierra est donc détenu dans une prison espagnole et encourt au total huit ans de prison -quatre ans pour "trouble à l'ordre public" et quatre autres pour "violence en réunion envers l'autorité ayant entraîné des blessures".
Son procès s'est ouvert ce mercredi à Madrid. Gilbert Collard, l'un de ses avocats, estime que la peine requise par le parquet est "disproportionnée". "Que la justice des juges (...) fasse enfin calmement son travail. On va essayer de demander du sursis", explique-t-il, ajoutant s'attendre à un report de la décision après le match retour, qui doit avoir lieu à Marseille le 9 décembre. Une quinzaine de supporters de l'OM sera présent mercredi au tribunal. L'éventuelle remise en liberté de Santos Mirasierra serait perçue comme un signe d'apaisement avant le match au stade Vélodrome.
Selon la législation espagnole, une personne sans antécédents judiciaires condamnée à un maximum de deux ans de prison n'effectue pas sa peine. Au-delà, la peine devient effective et tient compte de la durée de la détention préventive.
L'Atletico Madrid demande des mesures renforcées |
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