Un président taillé sur mesure pour Berlusconi ?

le 22 décembre 2008 à 15h37 , mis à jour le 22 décembre 2008 à 15h46

Pour beaucoup, le Premier ministre italien pense tout d'abord à lui quand il dit envisager de modifier la Constitution pour créer un régime présidentiel à la française.

BerlusconiSilvio Berlusconi, le 7 juin 2008 © TF1-LCI

En Italie, le président, élu par le Parlement, a très peu de pouvoirs, qui sont concentrés dans les mains du Premier ministre. Le régime s'apparente peu ou prou ainsi à celui de la IVe République française. Samedi, lors de sa conférence de presse de fin d'année, Silvio Berlusconi a proposé de modifier la Constitution pour la calquer sur son homologue française actuelle. Le président serait ainsi au suffrage universel direct et disposerait, à l'instar du locataire de l'Elysée, de pouvoirs renforcés. "Il Cavaliere" espère pouvoir faire entrer en vigueur cette Constitution modifiée d'ici 2013, à la fin de l'actuelle législature issue du scrutin d'avril dernier.
 
Samedi, Silvio Berlusconi n'a pas indiqué à qui il pensait pour occuper l'éventuel poste de président "fort". Néanmoins, pour beaucoup, malgré son âge (72 ans), le Premier ministre pensait à... à lui-même. Lundi, Roberto Calderoli, le ministre de la Simplification administrative, membre de la Ligue du Nord, le principal allié de Silvio Berlusconi au Parlement, est ainsi sorti de la langue de bois habituelle dans La Repubblica. "Il a sorti cela en pensant à lui. Et d'ailleurs il dit déjà que le futur chef du Peuple de la liberté (ndlr : le parti majoritaire dirigé par Berlusconi) sera un jeune. Mais c'est dangereux. Si on parle d'élection directe du président de la République, nous ne sommes pas du tout d'accord", souligne-t-il.
 
Ses détracteurs affirment quant à eux que l'ambition présidentielle de Silvio Berlusconi, via la Constitution actuelle ou une modification, n'a qu'un seul : le mettre à l'abri de la Justice. Après son retour au pouvoir au printemps dernier, il a en effet fait voter une loi qui suspend les poursuites pénales contre les quatre plus hauts responsables de l'Etat -chef du gouvernement, président de la République, présidents des deux chambres parlementaires- pendant la durée de leur mandat. Cette nouvelle loi controversée a déjà entraîné la suspension d'un procès pour lequel il était jugé à Milan pour corruption.

le 22 décembre 2008 à 15:37
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1 Commentaires

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  • Momo, le 23/12/2008 à 13h14

    Berlusconi a raison notre systeme est ideal il permet au peuple de beneficier du meilleur regime politique et des hommes les plus brillants comme notre president Nicolas Sarkozy fait briller chaque jour un peu plus les lumieres de la pensee francaise et se comporte comme le meilleur de ses fils. Il est la gloire du pays et le sommet de notre culture chaque francais doit etre fier de notre civilisation lorsqu'il apparait et symbolise notre génie en sa stature parfaite car il est intelligent, séduisant et meme beau ! la France a le president que le monde entier nous envie, et peut etre au dela... gloire et longue vie a notre president dont on peut esperer le voir de longues années encore à notre conduite et, pourquoi pas, a vie meme si nos deputes et notre parti ump bientot unique le veulent bien.

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