Ophélie Bretnacher © DRMercredi dernier, Ophélie Bretnacher, une étudiante française de 22 ans qui effectue un cursus Erasmus à Budapest, a passé la soirée avec des amis au Portside de Cuba, une boîte de nuit située dans le quartier de Pest, en plein coeur de la capitale hongroise. Un peu avant 3h du matin, elle a quitté, seule, l'établissement pour rentrer au domicile de la famille chez qui elle loge à Buda, l'autre partie de la ville, au-delà du Danube. D'habitude, dans des circonstances similaires, elle prenait le bus de nuit.
C'est là que se perd la trace d'Ophélie. Elle n'a en effet pas été vue depuis sa sortie du Portside de Cuba. L'alerte a été donnée dans la journée de jeudi par sa famille d'accueil. Depuis, rien, ou presque. Seul son sac à main a été retrouvé, à 3h30, avec ses papiers et son téléphone portable sur le Pont des Chaînes (qui permet de relier Pest à Buda), côté Pest, soit à environ 20 minutes à pied de la boîte de nuit. Enlèvement ? Suicide ? Disparation volontaire ? A ce stade, les enquêteurs n'excluent aucune théorie.
De son côté, la famille exclut formellement la thèse du suicide. "Ce n'est pas crédible", affirme Francis Bretnacher, le père d'Ophélie. En l'état actuel des choses, il penche en revanche pour le kidnapping. "Le passage par le pont n'est pas le chemin habituel de ma fille. Compte-tenu de l'endroit précis où a été retrouvé son sac, je pense que le ou les ravisseurs l'ont posé là uniquement pour brouiller les pistes et faire croire au suicide", explique-t-il.
Ebruiter l'affaire
Pour faire accélérer l'enquête de la police hongroise, Francis Bretnacher, qui se trouve désormais à Budapest avec son épouse, a pris lui-même contact directement avec l'ambassade de France. Il est également en relations avec de nombreux médias en France et en Hongrie -plusieurs sujets ont été réalisés ce mardi- et des appels à témoins ont été placardés dans Budapest (photo ci-contre).
"Nous voulons créer une émulation entre les différentes administrations. Dans un pays en crise comme la Hongrie, les autorités n'ont en effet pas forcément intérêt à ébruiter ce genre d'incident qui pourrait nuire à leur image et à l'afflux d'étudiants qui sont une ressource non négligeable", souligne Francis Bretnacher.
La mobilisation se poursuit également sur Internet : deux groupes de soutien ont été lancés sur Facebook (cliquez ici pour le groupe 1, cliquez ici pour le groupe 2) par ses nombreux amis français et hongrois et des avis de recherche laissés sur de nombreux forums, comme celui du guide du routard.
Les vidéos confirment les dépositions |
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