Vers une nouvelle crise du pouvoir durable

le 22 décembre 2008 à 22h38 , mis à jour le 22 décembre 2008 à 22h41

C'était attendu, le roi Albert II a accepté lundi soir la démission du gouvernement d'Yves Leterme. Mais il n'a pas désigné de successeur, chargeant l'ancien Premier ministre Wilfried Martens d'une "mission d'exploration" pour tenter de former un nouveau gouvernement.

Archives : Albert II, le roi des BelgesArchives : Albert II, le roi des Belges © TF1-LCI

En pleine crise économique, la Belgique se dirige vers une vacance du pouvoir plus longue que prévue après la démission du gouvernement d'Yves Leterme, aucun nouveau Premier ministre n'ayant pu être désigné lundi faute de candidat faisant consensus. Le roi des Belges Albert II, à qui revient la décision finale, s'est contenté d'accepter le départ du leader des chrétiens-démocrates flamands, victime de l'affaire Fortis, sans annoncer le nom d'un successeur.
 
Le souverain a seulement confié dans la soirée à un ancien Premier ministre, Wilfried Martens, 72 ans, une mission de consultations pour tenter de former un nouveau gouvernement. "Le roi l'a chargé d'une mission d'exploration afin de trouver rapidement une solution à la crise politique actuelle. M. Wilfried Martens a accepté cette mission", indique un bref communiqué du palais. Wilfried Martens, un chrétien-démocrate flamand, comme Yves Leterme, a été chef du gouvernement belge de manière pratiquement ininterrompue entre 1979 et 1992.
 
La désignation de ce revenant de la politique belge reflète les difficultés qu'éprouvent les partis politiques à se mettre rapidement d'accord sur un nom pour reprendre rapidement les rênes, ainsi que sur la durée du mandat de la nouvelle équipe. L'"explorateur" désigne en Belgique une personnalité dépourvue d'ambitions personnelles et chargée de consulter les responsables politiques des différents partis pour tester différentes possibilités de coalition. C'est seulement lorsqu'une formule de gouvernement se dessine, que le souverain désigne alors un "formateur", chargé de constituer une équipe ministérielle et de définir le programme. Autant dire que la Belgique s'oriente vers une période d'incertitude plus prolongée que ce qui était encore envisagé le week-end dernier, quand Yves Leterme, a décidé de jeter l'éponge après avoir été accusé de pressions sur la justice pour faire valider son plan de sauvetage de la banque Fortis -contesté par les petits actionnaires.

le 22 décembre 2008 à 22:38
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4 Commentaires

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  • Sam, le 23/12/2008 à 13h31

    @ Dom: les Français en parlent beaucoup mais si tu demandes au Wallons, ils seraient plutot pour un rattachement au Luxembourg.

  • Marc, le 23/12/2008 à 08h10

    Quatre démissions en 18 mois pour yves leterme, record battu pour cet incapable. et maintenant il faut un "explorateur" du même parti pour trouver un autre 1er ministre du même parti évidemment, cad un flamand conservateur. petit pays, petit esprit ! pauvre belgique !

  • Dom, le 23/12/2008 à 06h52

    BIENVENUE CHEZ LES CHTIS, A LA WALLONIE ,100eme DEPARTEMENT FRANCAIS.

  • Dom, le 23/12/2008 à 06h47

    BIENVENU A LA WALLONIE 100 eme DEPARTEMENT FRANCAIS .

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