Silvio Berlusconi fêtant sa victoire aux élections italiennes (14 avril 2008) © TF1/LCIUne nouvelle maladresse au répertoire de Silvio Berlusconi. Cette fois-ci le chef du gouvernement italien italien s'est attiré les foudres de la classe politique italienne en raison de propos pour le moins douteux tenus à la suite de viols qui ont eu lieu récemment à Rome et sa région."Il faudrait tellement de soldats puisqu'il y a tellement de belles filles italiennes que cela ne sera jamais possible", a-t-il déclaré dimanche soir alors que le gouvernement italien envisage de porter à 30.000 le nombre de militaires dans les villes.
Le leader de l'opposition de gauche, Walter Veltroni, a aussitôt dénoncé "le manque de responsabilité et de sensibilité" du Cavaliere qui "offense les femmes italiennes". Le numéro deux du Parti démocrate Dario Franceschini a aussi fustigé une "vulgarité inacceptable". Le parti de l'Italie des valeurs (Idv) de l'ex-juge anticorruption Antonio Di Pietro a quant à lui, pointé du doigt "une blague de comptoir d'un goût douteux". Face à ces réactions, Silvio Berlusconi est revenu sur ses propos, assurant qu'il avait voulu faire "un compliment" aux Italiennes et qu'il ne fallait "jamais perdre le sens de l'humour et de la légèreté".
Des propos souvent polémiques
Silvio Berlusconi s'était déjà attiré les foudres des femmes politiques espagnoles en mai dernier lorsqu'il avait déclaré après la nomination du gouvernement espagnol, comprenant 9 femmes et 8 hommes, qu'il était "trop rose" et ne serait "pas facile à gérer". Lors de la campagne électorale au printemps dernier en Italie, il avait aussi suscité une levée de boucliers pour avoir suggéré à une étudiante d'épouser un millionnaire afin de sortir de la précarité. Dans un autre registre, ses propos sur le président Barack Obama "jeune, beau et même bronzé" avait déclenché de multiples réactions d'indignation.
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