Vanne de gaz © TF1/LCI Alors que Gazprom a cessé d'approvisionner l'Ukraine pour cause de mésentente persistante sur le prix du gaz, la pression dans les gazoducs de pays européens est en baisse. Risquons-nous de manquer de gaz ? Jusqu'à quel point sommes-nous dépendants de la Russie ? Le point sur ce qu'il faut savoir pour comprendre la "guerre du gaz".
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Vers un déblocage du conflit gazier russo-ukrainien ? Les observateurs européens "ont commencé à travailler" en Ukraine, ce qui signifie que "toutes les conditions sont là pour une reprise immédiate des livraisons" de gaz russe vers l'Europe, a annoncé vendredi la Commission européenne. La venue des observateurs était en effet la condition de Moscou pour reprendre les livraisons de gaz.
Ces observateurs doivent vérifier que les livraisons de gaz russe transitant par l'Ukraine traversent cette ex-République soviétique sans déperdition. La Russie a en effet accusé Kiev de siphonner une partie du gaz destiné à l'Europe, et a coupé en conséquence toutes ses livraisons transitant par l'Ukraine depuis mercredi. L'Ukraine laissera entrer les observateurs russes sur son territoire pour surveiller le transit de gaz russe vers l'Europe, a de son côté déclaré vendredi soir le président ukrainien, Viktor Iouchtchenko.
Parallèlement, le Premier ministre tchèque Mirek Topolanek, dont le pays assure la présidence tournante de l'UE, est attendu à Moscou pour rencontrer samedi son homologue russe Vladimir Poutine à ce sujet. Et en attendant la reprise des livraisons de gaz russe vers l'Europe, les experts de l'UE ont suggéré vendredi de porter à plein régime la production gazière de quatre pays et de ponctionner au maximum tous les stocks européens existants.
Moscou a interrompu ses livraisons de gaz à l'Ukraine, une interruption qui désormais affecte au moins 11 pays européens, en pleine vague de froid. En France, les livraisons sont quasi interrompues. Mais le gaz russe ne représente que 16% de la consommation et la France a encore une autonomie de 80 jours (lire notre article).
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