Vanne de gaz © TF1/LCIDéjà largement réduit mardi, l'approvisionnement en gaz russe s'est complètement arrêté mercredi matin. C'est en tout cas ce qu'a annoncé le porte-parole de la société ukrainienne des hydrocarbures Naftogaz, expliquant que la Russie avait cessé tout transit de son gaz destiné à l'Europe par le territoire ukrainien.
Les vannes se ferment pour l'Europe
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Une telle possibilité avait été évoquée dès mardi par le président ukrainien Viktor Iouchtchenko dans un télégramme "aux dirigeants de l'Union européenne" et à ceux de pays européens consommateurs du gaz russe. Il y mettait en garde contre une éventuelle coupure totale du transit du gaz russe par l'Ukraine vers l'Europe. La Russie a déjà cessé d'approvisionner depuis le 1er janvier son voisin en gaz après des négociations infructueuses sur le tarif à appliquer pour l'année 2009 et sur des arriérés de paiement.
"Complètement inacceptable"
Mais une très grande partie (80%) de ses exportations destinées à l'Europe transitent via le territoire ukrainien, et une série de pays d'Europe de l'est et des Balkans ont fait état mardi d'interruptions totales de leur approvisionnement ou de graves perturbations. Evidemment, la Russie met en cause Kiev, qu'elle accuse de "voler" du gaz destiné à l'Europe et d'avoir fermé des gazoducs du transit, accusations rejetées par l'Ukraine. Kiev de son côté accuse Moscou de ne pas honorer ses engagements en matière d'approvisionnement des Européens en gaz. Mardi, face à la baisse drastique de l'approvisionnement en gaz de certains pays membres de l'Union, la présidence tchèque de l'UE et la Commission européenne ont qualifié la situation de "complètement inacceptable". Mercredi, la Commission européenne a proposé à Moscou et Kiev d'envoyer des observateurs en Ukraine pour mesurer les volumes de gaz transitant effectivement entre les deux pays. Un peu plus tard, le Premier ministre tchèque Mirek Topolanek a averti que si les livraisons de gaz russe à l'Europe "n'étaient pas rétablies d'ici demain, il y aurait une intervention plus ferme de l'UE".
Le patron de la compagnie gazière ukrainienne Naftogaz, a déclaré mardi qu'il se rendrait à Moscou le 8 janvier pour y rencontrer son homologue russe de Gazprom donnant ainsi le signal de la reprise des négociations entre la Russie et l'Ukraine. Le porte-parole de Gazprom a pour sa part assuré que le groupe était "prêt à entamer des négociations à tout moment, compte tenu de la situation de crise". L'Europe n'a donc plus qu'à attendre...
(D'après agence)
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