Y a-t-il eu collision entre deux sous-marins ?

Par L.D. (Avec agence), le 16 février 2009 à 07h45 , mis à jour le 16 février 2009 à 10h54

Selon le journal anglais The Sun, deux sous-marins nucléaires, l'un britannique l'autre français, seraient entrés en collision début février dans l'Atlantique.

triomphant sous marin nucléaire lanceur d'enginsLe Triomphant © Marine Nationale/J. Hary

L'information est tirée du tabloïd britannique The Sun. Deux sous-marins à propulsion nucléaire, l'un britannique l'autre français, seraient entrés en collision début février dans l'océan Atlantique. Vendredi 6 février, le ministère de la Défense français avait annoncé que le sous-marin nucléaire lanceur d'engins (SNLE), le Triomphant, avait heurté "en début de semaine" un "objet immergé" alors qu'il était en plongée, mais avait pu regagner par ses propres moyens la base de l'Ile-Longue (Finistère). Mais, selon la marine nationale, le bâtiment français, dont le sonar avait été endommagé, avait heurté  "probablement un conteneur" (lire notre article).

S'agit-il du même incident ? La version avancée par l'édition de lundi du journal anglais diffère en tout cas sensiblement. Le HMS Vanguard britannique et le Triomphant français auraient tous deux été endommagés dans l'incident, mais il n'a pas été fait état d'avaries sur les installations nucléaires des bâtiments. Le sous-marin britannique aurait été remorqué vers Faslane, en Ecosse, pour des réparations. Les submersibles -transportant au total à eux deux environ 250 marins- étaient tous deux en plongée et en missions séparées quand ils sont entrés en collision le 3 ou 4 février, assure le quotidien.

"Permanence à la mer" assurée
 
Le ministère britannique de la Défense a refusé tout commentaire sur des opérations sous-marines, mais un porte-parole a assuré pouvoir "confirmer que la capacité de dissuasion britannique n'a été affectée à aucun moment et que la sûreté nucléaire n'a pas été mise en péril". Le HMS Vanguard est l'un des quatre sous-marins nucléaires lanceurs d'engins de la Marine britannique.

Le 6 février, la Marine française avait de son côté assuré que la "permanence à la mer" de la composante sous-marine de la dissuasion nucléaire restait "assurée". Au moins un sous-marin nucléaire lanceur d'engins (SNLE), doté de l'arme nucléaire, est en permanence en mer. La France compte actuellement trois SNLE, en attendant l'entrée en service en 2010 du Terrible.

Par L.D. (Avec agence) le 16 février 2009 à 07:45
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4 Commentaires

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  • Phil, le 16/02/2009 à 08h53

    Lanceurs d engins ca fait peur .. et ils nous racontent toujours des bobards quand il sagit de l armée mais pourquoi diable france et angleterre s'epient encore sous les mers au point de rentrer en collision ?

  • Stephane, le 16/02/2009 à 08h52

    Il serait tout de même temps de couper les crédits à nos forces de dissuations nucléaires d'un autre age, la gueere froide est terminée, et les vraies menaces sont ailleurs (asymmétriques). Quelle est l'utilité d'un tel sous-marin et de son coût de maintenance exorbitant dans la lutte contre le terrorisme ou en Afghanistan ? Notre pays a d'autres problèmes plus urgent où il faut investir maintenant !!

  • Eve, le 16/02/2009 à 08h18

    Ne vous inquiètez pas : en cas de collision entrainant de gros dégats, la radioactivité s'arrêtera au bord des plages françaises (comme le nuage de Tchernobyl s'est arrêté à nos frontières)

  • JGH, le 16/02/2009 à 08h17

    Si ,ici, la possibilité d'une colision entre sous-marins est évoquée, pourquoi, dans d'autre dossiers, refuse-t-on, officiellement, de reconnaître, l'éventualité d'une colision entre sous-marin et chalutier ?

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