Dmitri Medvedev © TF1-LCICela s'appelle mettre les points sur les "i". Alors qu'un sondage révèle que les Russes considèrent que Vladimir Poutine, ex-président et actuel chef du gouvernement concentre véritablement sur lui les pouvoirs, Dimitri Medvedev clarifie les choses. Avec force. Ainsi dimanche, le président russe Dmitri Medvedev a dû affirmer dimanche qu'il dirigeait le pays. "Je dirige cet Etat, je suis le chef de l'Etat et la séparation des pouvoirs repose sur ce constat", a déclaré Medvedev.
"Vladimir Poutine est le Premier ministre du gouvernement. Il s'agit d'une tâche très difficile, qui demande beaucoup de travail. Mais les grandes décisions au nom de l'Etat sont prises par le président, c'est évident", a ajouté Dmitri Medvedev. Prié de dire s'il y avait une répartition des rôles à la tête de l'exécutif russe entre Medvedev "le bon flic" et Poutine "le méchant flic", le président russe a répondu: "Il y a deux bons flics".
Oui, il y a bien eu des meurtres à caractère politique |
Medvedev a reconnu dimanche l'existence de meurtres à caractère politique dans son pays, après une série d'assassinats non élucidés notamment de journalistes. "Malheureusement, les journalistes souffrent, comme d'autres citoyens, d'activités criminelles", a-t-il déclaré. "Je ne crois pas qu'il s'agisse dans tous les cas d'actes politiques. Mais dans certaines affaires, il peut y avoir de la vengeance politique, j'en suis absolument certain", a-t-il ajouté. L'assassinat en 2006 de la journaliste russe Anna Politkovskaïa, qui travaillait pour Novaïa Gazeta et était l'une des rares à avoir continué de couvrir la guerre en Tchétchénie, n'a toujours pas été élucidé, malgré trois mois de procès. Il s'est félicité de l'existence de Novaïa Gazeta, l'un des rares médias en Russie qui se permet de critiquer ouvertement le Kremlin, et a promis d'accorder un entretien au journal. "Cela doit se faire", a-t-il dit. |
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