L'annonce des premiers sondages sortie des urnes après les élections régionales espagnoles (1er mars 2009) © TF1/LCIEn pleine crise économique, les élections régionales de ce dimanche avaient une valeur de test en Espagne. La Galice et le Pays Basque votaient sur fond de crise économique, et l'enjeu pour le chef du gouvernement socialiste, José Luis Rodriguez Zapatero, était surtout de ne pas être sanctionné pour le marasme qui touche le pays, entré en récession fin 2008 et dont le taux de chômage (13,91% fin 2008) est le plus élevé de l'Union européenne.
Au Pays Basque, ces élections étaient les premières organisées en l'absence de tout parti ou liste indépendantiste radicale, exclus par la justice espagnole en raison de leurs liens présumés avec la mouvance de l'organisation armée ETA, qui avait dénoncé vendredi un scrutin "antidémocratique". Et les socialistes espéraient à l'occasion de ce vote remporter une victoire historique au Pays Basque, dirigé depuis 29 ans par les nationalistes modérés du PNV et où 1,8 million d'électeurs étaient appelés aux urnes pour renouveler leur Parlement régional de 75 sièges.
Les conservateurs en tête en Galice
Pour la gauche espagnole, cet espoir d'une victoire dans les urnes est d'ores et déjà un pari perdu. Les résultats définitifs tombés dans la nuit ont confirmé que le Parti nationaliste basque est en fait arrivé en tête des élections régionales. Mais il n'a pu avoir la majorité absolue, ce qui ouvre des perspectives de dures tractations pour déterminer qui, in fine, dirigera le Pays Basque.
Dans le détail, le PNV remporte 30 sièges du Parlement régional basque, contre un siège pour chacun de ses alliés au gouvernement régional sortant, les petits partis EA et EB, tandis que le parti indépendantiste non violent Aralar remporte 4 sièges. L'ensemble des formations nationalistes cumulent ainsi un total 36 sièges, à deux voix de la majorité absolue. Dans le camp non nationaliste, le Parti socialiste progresse et arrive en deuxième position avec 24 sièges, contre 13 pour la droite, et un siège pour le petit parti antinationaliste UPD. Ainsi, pour la première fois, les partis non nationalistes, dont les socialistes, sont théoriquement en position de former une majorité absolue au Parlement régional. Le sort de la région dépendra donc d'un jeu complexe d'alliance post-électorales et de la décision des socialistes de s'allier ou non avec les nationalistes. Le candidat socialiste Patxi Lopez a ainsi déclaré qu'il ne "renonçait pas à se présenter" au poste du chef du gouvernement régional, malgré la victoire relative des nationalistes.
En Galice en revanche, les socialistes et leurs alliés régionalistes du BNG au pouvoir semblaient, dans le premier sondage sortie des urnes, au coude-à-coude avec les conservateurs du Parti populaire, qui pourraient reprendre le pouvoir. Après dépouillement d'un peu moins de la moitié des bulletins de vote, il apparaît que les conservateurs sont en tête. Ils obtiendraient ainsi la majorité absolue avec 39 sièges sur 75, devant le Parti socialiste (24) et leurs alliés régionalistes du BNG (12), reprenant ainsi une région qu'ils ont gouvernée pendant 24 ans jusqu'en 2005. Les résultats semblent en tout cas dans cette région un peu plus nets qu'il y a quatre ans : devant des premiers résultats serrés, il avait fallu attendre plusieurs jours le décompte des suffrages des quelque 335.000 Galiciens de l'étranger pour connaître le vainqueur. La droite était arrivée en tête, mais les socialistes lui avaient barré la route en s'alliant avec le BNG pour prendre le pouvoir.
D'après agence
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