Bob Quick, responsable de l'unité antiterroriste de Scotland Yard, photographié avec des documents secrets à la main - montage photo (8 avril 2009) © TF1/LCIL'opération n'aurait pas dû être déclenchée - ou du moins, pas si tôt. Et si Scotland Yard a lancé mercredi un coup de filet dans le nord-ouest de l'Angleterre, qui s'est traduit par une douzaine d'arrestations, c'est poussé par une urgente nécessité. Plusieurs centaines de policiers, des membres de l'Unité antiterroriste du nord-ouest soutenus par les forces de police de trois comtés de la région, ont donc été mobilisés à la hâte pour arrêter ces douze suspects, dont le plus jeune a entre 15 et 20 ans, et le plus âgé 41, et pour procéder séance tenante à des perquisitions.
Afghanistan : quand Londres se réjouissait du futur départ de Karzaï
L'annonce du départ du président afghan "améliore les perspectives politiques [du pays] très sensiblement", a-t-on pu lire, mardi, sur une note confidentielle tenue par le ministre britannique du Développement international au sortir du 10 Downing Street.
Publié le 01/09/2011
Tout ceci se passait mercredi soir dans le quartier de Cheetham Hill à Manchester, à l'université John Moores de Liverpool et dans la ville de Clitheroe, dans le Lancashire. Quelques heures plus tôt, en plein coeur de Londres, un haut responsable de Scotland Yard avait failli mettre en péril toute l'opération. Il s'agissait de Bob Quick, patron de l'unité antiterroriste de Scotland Yard, malencontreusement photographié à son arrivée à Downing Street, pour un entretien avec le Premier ministre Gordon Brown, alors qu'il portait négligemment des documents sur lesquels étaient lisibles les détails de cette opération. Dans la soirée, les médias diffusaient cette photo, en obscurcissant le contenu des documents, qui faisaient mention de lieux et de détails sur la nature de la menace présentée par les suspects. Et les forces de l'ordre lançaient en urgence leur opération...
Dès lors, la démission de Bob Quick, annoncée officiellement jeudi matin, devenait logique. Mercredi soir, lorsque les médias ont rendu public le déclenchement des perquisitions, Bob Quick a admis avoir commis une "erreur" et a exprimé ses "profonds regrets" au patron de Scotland Yard, Paul Stephenson. "C'est le genre d'erreur que le plus haut officier antiterroriste britannique ne peut tout simplement pas se permettre de faire", a aussitôt déploré Chris Grayling, porte-parole à l'Intérieur du parti conservateur, principale force de l'opposition. Une erreur qu'un patron de l'antiterrorisme ne peut commettre deux fois, alors que le Royaume-Uni est placé en état d'alerte antiterroriste élevée depuis les attentats du 7 juillet 2005 à Londres, qui avaient fait 56 morts dans les transports en commun, dont les quatre kamikazes.
D'après agence
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