Elise et son père ont atterri à Roissy mardi midi. Après trois semaines de cavale à travers l'Europe, Elise a retrouvé la France. © eTF1C'est peut-être un pas vers la reprise du dialogue entre la mère russe de la petite Elise et le père de la fillette. Incarcérée en Hongrie pour l'enlèvement de sa fille, elle s'est dite prête mercredi à conclure un accord à l'amiable avec le père français, a indiqué le médiateur russe Anatoli Koutcherena après l'avoir rencontrée. "Je viens de voir Irina Belenkaya. Elle m'a demandé de préparer un projet en vue d'un tel accord", a déclaré cette avocate et membre de la Chambre civile, organe consultatif auprès du Kremlin composé de membres de la société civile.
"Demain j'irai à Paris pour rencontrer (le père Jean-Michel) André et son avocat", a-t-il ajouté, interrogé au téléphone à Budapest depuis Moscou. "Irina veut être avec sa fille et elle est prête à des compromis (...) Ni elle, ni M. André ne doivent être lésés dans leurs droits parentaux", a-t-il ajouté en refusant de préciser les clauses d'un possible accord. Le père d'Elise a accepté que l'enfant vive la moitié du temps en Russie à condition que les autorités des deux pays s'assurent du respect d'un accord à l'amiable, a annoncé mardi un autre avocat russe suivant cette affaire. Il a également proposé de retirer sa plainte contre la mère d'Elise si la Russie renonce à toute poursuite judiciaire contre lui.
"Décisions répressives"
Le père français de la petite Elise, Jean-Michel André, a réaffirmé mercredi à l'AFP sa volonté de trouver une solution avec la mère russe, mais sans que cela passe par un "marchandage".
Le père fait l'objet d'une enquête en Russie pour enlèvement après avoir récupéré Elise en septembre 2008 à Moscou en l'arrachant dans la rue à sa nounou russe. La mère fait l'objet de poursuites en France pour avoir soustrait l'enfant le 20 mars à Arles, dans le sud de la France, où elle vivait avec son père. Irina Belenkaya est actuellement incarcérée à Budapest, dans l'attente d'une éventuelle extradition vers la France. Interrogée sur son sort, Me Koutcherena a estimé qu'une mère "ne pouvait pas être condamnée si elle veut être avec son enfant". "Le rôle de l'Etat doit être minimal si les parents veulent se mettre d'accord. S'ils ne peuvent pas y arriver, l'Etat peut prendre des décisions y compris répressives", a-t-il ajouté.
Irina Belenkaya avait été arrêtée le 12 avril en Hongrie en vertu d'un avis de recherche d'Interpol alors qu'elle s'apprêtait à gagner l'Ukraine par la route avec sa fille de trois ans. Elise est repartie le 14 avril pour la France avec son père.
(D'après agence)
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