© Tf1-LCIDeux thèses s'opposent sur l'origine de la mort du journaliste russe, Sergueï Protazanov travaillant pour une petite publication d'opposition locale à Khimki, en banlieue nord de Moscou. Est-il décédé après avoir été attaqué, comme le pense son rédacteur en chef et un haut responsable russe, ou sa mort est-elle due à un empoisonnement par médicaments comme l'affirme la police et le comité d'enquête ?
Sergueï Protazanov, "a été attaqué, est allé à l'hôpital, a été renvoyé chez lui et il est mort", a déclaré à l'AFP le numéro deux du Service russe de contrôle de l'environnement. La ville de Khimki est au coeur d'un conflit entre sa municipalité et les écologistes au sujet du sort des forêts locales. Le décès est survenu "lundi soir tard", a-t-il précisé. "Il préparait une édition sur les irrégularités électorales dans la ville de Khimki", a-t-il dit.
"Il a été violemment frappé. Dimanche on l'a amené à l'hôpital et on l'a renvoyé chez lui après lui avoir dit qu'il allait bien", a déclaré de son côté son rédacteur en chef, Anatoli Iourov. "Il est mort le jour suivant chez lui", a-t-il ajouté.
Empoisonnement ?
Mais une source au comité d'enquête interrogé par l'agence Itar-Tass a avancé une autre thèse : "Il est mort le 30 mars. On suppose que la mort est due à un empoisonnement par médicaments, qui se trouvaient en grande quantité à son domicile. C'est son épouse qui a appelé les secours". "Il n'y a aucune donnée permettant de dire que sa mort ait eu un caractère prémédité. Le 28 mars, il avait été amené à l'hôpital en état d'ébriété, où on l'a examiné, mais aucun traumatisme grave n'a été constaté", a ajouté la source.
En novembre, un autre journaliste d'opposition de la même région de Khimki, Mikhaïl Beketov, rédacteur da la publication Khimkinskaïa Pravda, avait été agressé dans la banlieue de la capitale russe et hospitalisé avec un traumatisme crânien et une fracture à la jambe.
(D'après agence)
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