Une sinistrée du séisme logée provisoirement dans un village de tentes © ReutersLa déclaration de Berlusconi :
"c'est comme être au camping"
Depuis lundi matin, Silvio Berlusconi gère personnellement le séisme survenu dans les Abruzzes. Air et ton graves, direction des opérations de secours, survol de la zone, proclamation de l'état d'urgence, présence sur le terrain... : le Premier ministre s'est investi de plein pied dans l'aide aux sinistrés.
Mercredi matin, il a néanmoins lancé une tirade de mauvais goût dont il a l'habitude. Alors qu'on l'interrogeait sur la situation des 17.000 sinistrés et des sans-abri, logés provisoirement sous des tentes sur un stade à la périphérie de L'Aquila, il a répondu à un journaliste allemand : "Il ne leur manque rien, ils ont des soins médicaux, de la nourriture chaude... Bien sûr, leur abri actuel est tout à fait provisoire mais justement, il faut prendre ça comme un week-end en camping", a-t-il répondu (lire : "Berlusconi : 'c'est comme être au camping'"). Au total, 20 camps de toile et 16 cuisines de campagne ont été installés dans le secteur touché par le tremblement de terre.
Si la presse européenne s'étonne de ces propos, ils ne font pour l'instant pas polémique en Italie. Mercredi après-midi, la nouvelle visite de Silvio Berlusconi à L'Aquila s'est d'ailleurs transformée en bain de foule. Pour l'instant, face au sentiment national, la gauche n'ose pas critiquer les failles dans les opérations de secours, tout comme les dérives verbales du Premier ministre.
Retour MYTF1

Chargement en cours...




