Affaire Kampusch : d'autres personnes savaient

le 06 mai 2009 à 14h03 , mis à jour le 06 mai 2009 à 14h13

Plusieurs personnes étaient au courant de la séquestration de la jeune Natascha Kampusch, retenue de 1998 à 2006 par un Viennois, selon les médias autrichiens.

TF1-LCI : Natascha KampuschNatascha Kampusch © TF1-LCI

L'information fait l'effet d'une bombe à Vienne. Selon le quotidien autrichien die Presse, qui cite mercredi un rapport préliminaire d'une commission d'enquête, plusieurs personnes étaient au courant de la séquestration de la jeune Natascha Kampusch, retenue de 1998 à 2006 dans le sous-sol d'une maison de la banlieue de Vienne.

Plus d'infos

 
En 2006, la justice autrichienne avait conclu que le ravisseur Wolfgang Priklopil, qui s'était suicidé après l'évasion de sa victime le 26 août 2006, avait agi seul. Mais en octobre 2008, le dossier avait été rouvert pour établir si l'auteur du forfait n'avait pas bénéficié de complicités. Il y a eu "de manière certaine" des personnes au courant de cette séquestration, a indiqué une personne proche du dossier à die Presse. "Quelques personnes, directement ou indirectement impliquées dans l'affaire Kampusch entretenaient un contact personnel et concerté (avec le ravisseur), tout en donnant une autre image vers l'extérieur", souligne le rapport préliminaire de la commission Adamovich, remis aux ministres de l'Intérieur et de la Justice.

Implication d'un tiers
 
Natascha Kampusch avait été enlevée à l'âge de dix ans sur le chemin de l'école et malgré des moyens importants mis en oeuvre, la police n'avait pas retrouvé sa trace. Une précédente commission avait conclu à des négligences dans l'enquête, mais la victime elle-même a publiquement douté de l'implication d'un tiers dans son enlèvement et sa séquestration, mettant en cause plutôt le manque de professionnalisme des enquêteurs. La jeune femme a toujours souhaité garder pour elle le détail des liens ambivalents noués avec son ravisseur au cours de ses longues années de détention.

(D'après agence)

le 06 mai 2009 à 14:03
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6 Commentaires

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  • Simon, le 08/05/2009 à 07h42

    Je suis satisfaite de constater que les scripteurs savent ce qu'est le symdrome de S. Je voudrais dire que dans de nombreux cas de maltraitance, certains membres de la famille sont au courant et que les abus fonctionnent grace à ce système de complicité ( il n'y a pas d'autres mots). Que ces horreurs fassent réfléchir ces gens là, que dans leur lâcheté ils trouvent un peu de courage pour dénoncer ces faits à la police et sortir de cette complicité. Chacun devrait faire son examen de conscience et exclure de la société les individus malsains et détraqués. C'est un devoir humain. Sachez avoir de l'imagination pour contourner la peur. Il y a mille façon de mettre la police au courant sans se mouiller. 1/ Trouver des preuves, 2/ passer le relais. Un individu fait parti d'un groupe, soyons tous vigilents,les bourreaux sont des gens comme tout le monde, ils ont des amis, de la famille, parfois sont appréciés, insoupçonnables. Ils faut le garder à l'esprit. et si nous sommes dangereux, dans un instant de lucidité, allons nous confier à la police pour nous protéger de nous même. L'enfance est précieuse, sachons préserver celle de nos enfants et celle des autres qui font aussi partie intégrante de la société. Merci

  • Orphee, le 06/05/2009 à 19h58

    Dans ces affaires difficile de dire que personne d'autre savait... Mais c'est dégueulasse de parler de rapports ambivalants elle souffrait tout simplement du syndrome de stockholm. Et pour survivre tout simplement que pouvait-elle faire?

  • Nicolas, le 06/05/2009 à 17h19

    Dans son cas on ne parle pas de liens ambyvalents mais de Syndrome de Stockholm plutot.

  • Ruthy, le 06/05/2009 à 15h52

    La dernière phrase de l'article est plus insupportable que le tout. Parler de liens ambivalents noués avec le ravisseur est honteux. Une petite fille qui pendant 8 ans ne voit tous les jours que la même personne tout en sachant pertinament que sa vie ne dépend que du bon vouloir de cette personne. Evidemment que des liens se nouent; des liens de dépendance, des liens de dévotion et pourquoi pas plus car nous avons en nous le besoin inexorable de rechercher de l'affection. Mais ce n'est pas unique à Natascha, chaque être humain s'il est séquestré fini par vouloir, voire rechercher l'échange avec l'autre. Alors imaginez une enfant!

  • Chris, le 06/05/2009 à 15h06

    Si tel est vraiment le cas, que ces personnes soient jugees avec la plus grande severite possible. C'est insoutenable. Quelle horreur! Quelle lachete! Ignoble... les mots ne me viennent pas!

  • Victoria, le 06/05/2009 à 14h49

    Et Dieu merci, le soutien psychologique Autrichien qui est au top du monde a pû réhabiliter cette jeune femme qui a la volonté et l'optimisme au point fort de se remettre de ses épreuves. VOULOIR C'EST POUVOIR. Ne pas l'oublier.

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