Affaire Noemi : Berlusconi met sa démission en jeu

le 28 mai 2009 à 15h52 , mis à jour le 28 mai 2009 à 16h52

Le Premier ministre réaffirme qu'il n'a jamais eu de relation avec la jeune fille à l'origine de ses déboires conjugaux.

silvio berlusconiSilvio Berlusconi, le 28 mai 2009 © Reuters

Alors que l'affaire Noemi Letizia, du nom de la jeune fille de 18 ans qu'il aurait contactée -voire plus selon plusieurs témoignages-, semble lui coûter plusieurs points en vue des Européennes, Silvio Berlusconi monte au front. 
 
Silvio Berlusconi italie Noemi LetiziaLe Premier ministre a notamment mis ce jeudi sa démission dans la balance. "Il y a quelqu'un qui a une question à poser sur les mineures ?", a-t-il demandé à des journalistes.

Avant de répondre lui-même à sa question : "J'ai répondu à l'unique question qu'on a le droit de me poser : 'Président (ndlr : le titre officiel du Premier ministre est président du Conseil), avez-vous eu des rapports disons piquants, ou plus que piquants, avec une mineure ?' La réponse est non, absolument non". Puis de conclure, toujours de lui-même : "J'ai aussi dit que si tout cela avait été vrai, j'aurais démissionné immédiatement. J'ai d'ailleurs juré mon innocence sur la tête de mes enfants".

"Pour qui se prend-il ?"
 
Face aux critiques de la gauche -le leader du Parti démocrate, Dario Franceschini, a posé clairement la question : "Est-ce que vous laisseriez cet homme élever vos enfants ?", les enfants du Cavaliere, habituellement discrets, sont justement sortis de leur silence pour défendre la réputation de leur père.  "Si je suis en colère ? Dites plutôt que je suis indignée. Furieuse, même. Maintenant, ça suffit", a déclaré Marina, née d'un premier mariage, au Corriere della Serra. "Mon père a toujours beaucoup travaillé, mais toujours, toujours, il a été à mes côtés quand j'ai eu besoin de lui. M. Franceschini n'a nullement le droit d'insulter Silvio Berlusconi. Mais pour qui se prend-il ? Se rend-il compte de la gravité de ses accusations ? Il devrait avoir honte, honte. Insulter mon père, c'est aussi m'insulter moi, la femme et la mère que je suis, celle qui transmet à ses enfants les valeurs que j'ai reçues de mes parents (...) Cela n'a rien à voir avec la liberté de parole, c'est infâme",  a-t-elle ajouté. De son côté, Pier Silvio, a qualifié les propos de Dario Franceschini de "mauvais goût".
 
Surtout, Luigi, âgé de 20 ans et né du second mariage de Silvio Berlusconi avec Veronica Lario, à l'origine de la demande de divorce et de l'affaire Noemi, a également soutenu son père : "Comment la politique se permet-elle de juger Berlusconi comme père ?", s'est-il offusqué.

le 28 mai 2009 à 15:52
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4 Commentaires

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  • Newbie, le 02/06/2009 à 09h49

    Vous avez tout a fait raison Jean

  • Benoit, le 29/05/2009 à 14h06

    Pendant ce temps la on ne parle plus de crise en Italie, et on a deja oublie le virus de la grippe...

  • Jean Claude, le 29/05/2009 à 09h40

    Excellement dit Jean de Renage

  • Jean, le 28/05/2009 à 17h29

    La gauche italienne et comme la gauche francaise ils n'ont que la haine et la critique à l'égard des dirigeants mais pas de projet pour exister !!!!!!!!!!!!!!!!!!!

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