Le couple Berlusconi/Image d'archives © ABACA"C'est la troisième fois qu'elle me fait le coup en pleine campagne électorale. C'est trop". Après les déclarations incendiaires de son épouse, Silvio Berlusconi se dit "indigné". L'attaque-éclair de sa chère et tendre Veronica Lario, il y a quelques jours, fustigeant l'intention de son époux d'inclure des starlettes sur les listes électorales de son parti pour les européennes de juin, l'avait déjà obligé à faire marche arrière ; et les gros titres de la presse italienne ce week-end, annonçant en "Une" la demande de divorce de celle qui partage depuis décembre 1990 la vie turbulente du Cavaliere, semblait jusqu'alors l'avoir laissé sans voix. Il n'avait réagi dimanche soir que par un commentaire pudique : "C'est une affaire personnelle douloureuse, qui rentre dans la sphère du privé et dont il me semble bon de ne pas parler".
Mais désormais, le chef du gouvernement italien passe à la contre-offensive. Et il emploie pour cela le ton hautain de l'homme attaqué de manière illégitime. Dans des déclarations à La Stampa, il se dit "préoccupé et déçu", affirmant : "J'ai maintenu une situation difficile (en l'occurrence, son mariage) par amour des enfants, mais maintenant c'est fini, les conditions ne sont plus réunies pour aller de l'avant". Interrogé par le Corriere della Sera sur la possibilité d'une réconciliation, Silvio Berlusconi assène : "Je ne crois pas. Je ne sais pas si je la veux cette fois. Veronica devra me demander des excuses publiques. Et je ne sais pas si cela suffira".
"Je suis ami avec son père. Je le jure"
La Cavaliere poursuit son opération de contre-attaque en affirmant que son épouse est "tombée dans un piège" en croyant aux informations rapportées par la presse. Il est vrai que si la mention de starlettes sur la liste électorale aux élections européennes avait fait tiquer Madame Berlusconi, l'épouse du chef du gouvernement italien s'est surtout indignée de la participation de son mari à la fête d'anniversaire d'une jeune fille de 18 ans qui appelle Silvio Berlusconi "papi". Et c'est surtout cet argument qu'elle avait brandi ce week-end, dans des propos qui lui étaient attribués par deux quotidiens : "Je ne peux pas rester avec un homme qui fréquente des mineures", sachant que son Cavaliere de mari était censé connaître la jeune fille incriminée avant son dix-huitième anniversaire...
Dans la Stampa, Berlusconi se défend donc avec force de ces accusations. "Je fréquenterais, comme l'a dit Madame, des filles de 17 ans. C'est une affirmation que je ne peux pas supporter. Je suis ami avec son père : un point c'est tout. Je le jure". Mais suffira-t-il d'un serment pour éviter que l'histoire d'amour du Cavaliere ne subisse une fin aussi commune qu'un divorce ? Une fin que son précédent mariage avait déjà connue...
D'après agence
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