© REUTERS/Matt Dunham/Pool/FilesUne première depuis 300 ans. Le président de la chambre des Communes britannique, Michael Martin, mis en cause pour son rôle dans le scandale des notes de frais, a annoncé mardi qu'il quitterait son poste le 21 juin, "afin que l'unité des Communes puisse être maintenue". Michael Martin occupait cette fonction depuis neuf ans. L'élection de son successeur se tiendra le 22 juin.
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"Depuis que j'ai rejoint cette chambre il y a trente ans, j'ai toujours eu le sentiment que cette chambre donnait le meilleur d'elle-même lorsqu'elle est unie", a-t-il déclaré dans un silence de cathédrale. Puis, après avoir précisé la date de son départ et celle de l'élection de son successeur, il a conclu d'un bref "c'est tout ce que j'ai à dire sur la question". La porte-parole du Speaker a ensuite précisé que M. Martin démissionnerait aussi de son mandat de député de Glasgow le 21 juin, entraînant une élection législative partielle dans ce fief travailliste. Si la tradition est respectée, il devrait ensuite se voir anoblir, ce qui lui permettra de siéger à la chambre des Lords, chambre haute du Parlement.
Pas d'élections anticipées
A 63 ans, ce député travailliste de Glasgow et ancien ouvrier métallurgiste, était depuis plusieurs jours dans le collimateur de nombreux élus. Ils lui reprochent notamment de n'avoir pas su ou voulu mener les réformes du système de défraiement des députés, au cœur d'un des plus grands scandales politiques de ces dernières années au Royaume-Uni. De par ses fonctions, le Speaker dirige les débats parlementaires mais il est également chargé du fonctionnement général des Communes, dont le défraiement des élus.
Face au scandale, le Premier ministre britannique, Gordon Brown, a lui déclaré mardi que l'organisation d'élections générales anticipées n'était pas une solution. "Le problème, c'est le parlement. La solution à cette affaire consiste à nettoyer le système", a-t-il dit lors d'une conférence de presse, proposant de créer un organisme de contrôle des dépenses des députés. "Ceux qui pensent d'une manière ou d'une autre qu'il suffirait de changer quelques noms sur des plaques se trompent", a poursuivi le chef du gouvernement travailliste, qui a succédé sans élections à Tony Blair en juin 2007.
D'après agence
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