Silvio Berlusconi, le 28 mai 2009 © ReutersEmpêtré dans l'affaire Noemi, cette jeune fille avec laquelle il est soupçonné d'avoir eu une relation, ce qu'il nie formellement, Silvio Berlusconi s'est plaint mercredi d'être la cible du magnat des médias Rupert Murdoch.
En Italie même, la gauche et la presse d'opposition mènent campagne afin que Berlusconi s'explique sur la nature de ses relations avec Noemi Letizia, 18 ans. Mais la presse étrangère, en particulier anglo-saxonne, a pris le relais récemment pour attaquer le Cavaliere dans cette affaire qui a éclaté il y a environ un mois, après la participation du chef du gouvernement à l'anniversaire de cette jolie blonde.
"Quelqu'un qui s'oppose au groupe Mediaset"
Le chef du gouvernement italien a donc contre-attaqué en estimant lors d'une émission sur la chaîne publique Rai Uno que les "journaux étrangers qui (le) critiquent sont inspirés par certains journaux italiens ou appartiennent à quelqu'un qui s'oppose au groupe de télévision Mediaset", détenu par Berlusconi lui-même. Interrogé par le présentateur sur le fait de savoir s'il parlait de Rupert Murdoch, dont le groupe détient le quotidien britannique Times, qui a critiqué à plusieurs reprises le Cavaliere dans cette affaire, le leader italien a répondu par un sobre et définitif : "voilà".
Rupert Murdoch, dont le groupe News Corp. possède notamment les journaux américains Wall Street Journal, le New York Post et le britannique Sun, est propriétaire en Italie du bouquet satellitaire Sky, concurrent du groupe Mediaset, qui contrôle trois chaînes italiennes. Quant aux journaux de son groupes leurs articles "sont lus par 1% (des gens) à l'étranger, alors que le prestige de l'Italie et du président du Conseil italien y est très élevé", a ajouté Silvio Berlusconi.
D'après agence
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