Edouard Stern © TF1-LCIAprès l'audition de l'expert psychiatrique jeudi, c'est la personnalité d'Edouard Stern qui a été évoquée jeudi devant la Cour d'assises de Genève, où est jugée depuis trois jours sa maîtresse, Cécile Brossard. Banquier virtuose et père exemplaire le jour, selon ses amis et ses proches, Edouard Stern a été décrit jeudi matin par des témoins de sa vie privée tumultueuse, cités par la défense, comme un homme "versatile", un goujat, voire un prédateur aux appétits sexuels impérieux et singuliers.
Un galeriste parisien a reconnu les qualités et le "charme fou" d'Edouard Stern mais se rappelle aussi un homme "calculateur et manipulateur". Il a également témoigné de la "souffrance morale" de Cécile Brossard en butte à une "passion hors norme". Pour lui, le banquier était en proie à une "névrose de possession". "Il la poursuivait, la harcelait, elle et tous ceux qui étaient autour d'elle : c'était infernal", a-t-il déclaré.
Habillées en écolières
Interrogé sur les engagements, par écrit, du banquier d'épouser sa maîtresse et de lui offrir un million de dollars, le marchand d'art a indiqué qu'il "n'y croyait pas, connaissant Edouard, ayant analysé le personnage". "La parole donnée d'Edouard ?!", s'est-il même écrié. "Oui, au moment où il la donnait... mais il la reprenait vite sa parole", a-t-il conclu.
Une jeune femme blonde séduisante a assuré à la barre avoir eu des relations sexuelles avec le banquier et sa maîtresse, à la demande expresse de Cécile Brossard, dont elle est l'amie. Après s'être dérobée lors d'une première rencontre, elle a indiqué avoir accepté "pour faire plaisir à Cécile, manifestement sous pression d'Edouard qui voulait réaliser ce fantasme". Peu farouche, la jeune femme a reconnu ne pas avoir été choquée par la mise en scène de la rencontre à trois, dans un hôtel : les deux femmes étaient habillées en écolières et les ébats ont été pimentés par des accessoires sado-masochistes.
Elle a manifestement été plus perturbée par la goujaterie d'Edouard Stern, qui a à peine desserré les dents et qui, entre deux épisodes, lisait un magazine qui comportait le "classement des 100 personnes les plus riches". "Il était un peu déçu de ne pas être dedans", a-t-elle noté, déclenchant un fou rire dans la salle d'audience. Avant de quitter la salle, elle adressera un clin d'oeil amical à l'accusée, qui a avoué avoir tué Edouard Stern de quatre balles à bout portant le 28 février 2005 durant des ébats sado-masochistes.
(D'après agence)
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