La maîtresse plaide coupable de crime passionnel

le 10 juin 2009 à 16h42 , mis à jour le 10 juin 2009 à 21h46

Au premier jour son procès devant la cour d'assises de Genève, Cécile Brossard a pleuré en demandant pardon à la famille du banquier.

Edouard SternEdouard Stern © TF1-LCI

 
> Les pleurs de Cécile Brossard

Le procès de Cécile Brossard, la maîtresse d'Edouard Stern, qui a avoué avoir tué le banquier français durant des ébats sadomasochistes, s'est ouvert ce mercredi à Genève. Sur le banc des accusés, Cécile Brossard est tout d'abord restée impassible quand son avocat a annoncé qu'elle plaiderait coupable et invoquerait le crime passionnel pour expliquer son geste du 28 février 2005. Le crime passionnel est passible en Suisse de dix ans de prison, contre 20 ans pour meurtre.
 
Par la suite, elle s'est adressée aux enfants de la victime, présents dans la salle. "Je voudrais demander pardon, mais on ne peut pas demander pardon pour quelque chose d'aussi abominable", a-t-elle expliqué, en larmes. "La seule chose que je puisse faire, c'est d'essayer d'expliquer la vérité. J'ai le coeur plein de douleur mais mes larmes ne pourront jamais atténuer les larmes des enfants", a-t-elle admis. "J'étais dans un état second (...) j'avais l'impression de tirer sur une poupée en plastique, pas sur un homme", a-t-elle  poursuivi.

"Intelligent, rafiné, gentil"
 
Elle a également défendu la mémoire de celui avec lequel elle entretenait une relation tumultueuse depuis 2001 et qui a été retrouvé mort dans son appartement genevois vêtu d'une combinaison en latex. "C'était un homme intelligent, raffiné, extraordinaire à tous égards", a insisté Cécile Brossard, aujourd'hui âgée de 40 ans. "Je ne veux pas que ce procès salisse sa mémoire mais seulement dire comment j'en suis arrivée là", a-t-elle conclu.
 
A leur demande, deux des enfants de la victime ont quant à eux témoigné à huis-clos. Puis se fut le tour de leur mère Béatrice, qui n'est pas partie civile car divorcée du banquier depuis 1999. La voix étranglée, elle a également décrit son ex-mari avec lequel elle était restée en "bons termes" comme un "homme extrêmement gentil", "le héros des enfants". "Il avait des défauts mais il était assez exceptionnel", a-t-elle noté, reconnaissant qu'"il pouvait être sec, colérique, soupe au lait".
 
La personnalité du banquier, 38e fortune de France et ami du Gotha, dont l'actuel président Nicolas Sarkozy, sera au coeur de ce procès très médiatique qui doit faire la lumière sur les raisons ayant poussé Cécile Brossard à le tuer. Le verdict est attendu le 19 juin.

le 10 juin 2009 à 16:42
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2 Commentaires

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  • Leeloolam, le 10/06/2009 à 19h15

    Enfin Leadiane, quel manque d'ouverture ! Quel age avez-vous ?

  • LEADIANE, le 10/06/2009 à 17h34

    C'est ce qui s'appelle mourir comme on a vécu : leur relation perverse axée sur le sexe et l'argent relève de la psychiatrie.

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