Obama, Angela Merkel et Elie Wiesel à Buchenwald, le 5 juin 2009 © REUTERSArrivé à Dresde dès jeudi soir après son passage en Egypte, Barack Obama a visité vendredi l'Allemagne au pas de course. Il a tout d'abord bien évidemment rencontré Angela Merkel, la Chancelière, pour faire un point sur les dossiers internationaux : crise économique, relations Otan-Russie, conflit israélo-palestinien, Afghanistan, Pakistan, nucléaire iranien... Les sujets de discussions n'ont pas manqué pour les deux dirigeants.
Lors de la conférence de presse qui a suivi, le président américain a redit qu'il était prêt à un "dialogue sérieux avec l'Iran" sur la question du nucléaire. "Nous devons empêcher une course à l'armement nucléaire au Proche-Orient", a-t-il lancé. Il a également affirmé que le temps était venu d'agir pour faire progresser les efforts de paix au Proche-Orient, appelant Israéliens et Arabes à accepter des compromis, même difficiles. Il s'est aussi auto-congratulé en indiquant que les Etats-Unis avaient créé un "climat" pour relancer les discussions. De son côté, Angela Merkel a estimé que le discours prononcé par son invité jeudi au Caire a "ouvert des perspectives de paix qu'il ne faut pas laisser échapper".
Dresde, ville martyre
Au menu du reste de la journée : une double visite symbolique liée aux événements de la Seconde Guerre Mondiale. Tout d'abord celle de la ville de Dresde. Son centre, fleuron du baroque allemand du 18e siècle, a en effet été rasé en 1945 par des bombardements américains et alliés très controversés. Plusieurs dizaines de milliers de civils allemands y laissèrent la vie, pour un intérêt militaire et stratégique qui fait encore débat aujourd'hui.
Cette étape a d'aillleurs suscité la controverse sur internet : l'extrême droite allemande, qui a récupéré la tragédie et manifeste dans la ville chaque 13 février contre "l'impérialisme américain", réclamait des excuses. Et aux Etats-Unis, les commentateurs conservateurs dénonçaient justement le choix de Dresde et mettaient en garde contre d'éventuelles excuses.
Premier président américain à Buchenwald
Le locataire de la Maison-Blanche s'est ensuite rendu au camp de concentration nazi de Buchenwald. C'était la première fois qu'un président américain se déplaçait dans l'enceinte -plusieurs sont allés se recueillir à Auschwitz, en Pologne. Outre l'hommage aux victimes de la Shoah, cette visite revêtait également un caractère personnel pour le président américain : l'un de ses grand-oncles, Charlie Payne, aujourd'hui âgé de 84 ans, a en effet participé à la libération du camp en 1945 comme soldat de la 89e division d'infanterie américaine.
Dernière étape de la journée, avant de prendre l'avion pour Paris : l'hôpital militaire américain de Lanstuhl, où sont soignés les GI's blessés en Afghanistan ou en Irak.
Retour MYTF1
Chargement en cours...




