Les deux présidents se sont ensuite prêtés à l'exercice du bain de foule, sous la bonne garde du service de sécurité américain.
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Rarement président américain aura été attendu avec une telle impatience lors de cérémonies de commémoration du Débarquement - cérémonies qui constituent pourtant un passage quasi-obligé pour tout occupant de la Maison-Blanche. Souriant et décontracté, Barack Obama a brièvement serré samedi des mains d'une foule enthousiaste, mais très encadrée par les services de sécurité, à son arrivée à la préfecture du Calvados à Caen où l'attendait Nicolas Sarkozy.
"Obama, Obama, Obama..." scandait la foule cantonnée au milieu d'une place derrière des barrières de sécurité. Anne-Marie Levillain, une retraitée, faisait partie des 400 privilégiés dont de nombreux adhérents de l'UMP à avoir pu figurer dans le groupe chargé d'accueillir l'hôte américain et son épouse Michelle, vêtue d'une robe blanche avec une surveste aux manches trois quarts, et ceinture large. "J'étais curieuse de voir le nouveau président américain dont on a tellement dit qu'il était anti-Bush et qui porte sur ses épaules de grands espoirs", confie-t-elle.
"Le retour au dialogue avec l'Europe"
Autre retraitée, Françoise Tesnière se dit contente d'avoir pu voir "le représentant d'un grand pays à qui l'on doit beaucoup et qui porte l'espoir de choses meilleures". Dans la foule, Charlys Legras, étudiant en droit, estime qu'Obama incarne "le retour au dialogue avec l'Europe et les autres pays du monde" tandis que pour Alain Leyrits un retraité de la banque venu spécialement du Puy-de-Dôme, il symbolise "l'avenir et la paix".
Beaucoup de Caennais n'avaient pu pénétrer dans la zone sanctuarisée où la foule des invités triés sur le volet avait été acheminée. "J'aurais aimé faire une photo d'Obama comme j'avais pu en faire une d'Eisenhower en 1963 à Sainte-Mère-l'Eglise", regrette Michel Paugam, un enseignant bloqué à un point de contrôle. Déçues elles-aussi, Caroline, Adélaïde et Emilie, des étudiantes, auraient aimé voir "de près" un président "dont les idées politiques (leur) conviennent mieux que celles de Bush".
Dans la ville étonnement calme, une partie des commerçants avaient dû baisser leur rideau quelques heures pour des raisons de sécurité. Sylvie Orcier est de ceux-là mais elle fait contre mauvaise fortune bon coeur en saluant "la fraîcheur" de Barack Obama. "Les Normands sont très fiers de recevoir quelqu'un qui incarne peut-être un renouveau dans l'inquiétude du moment", assure-t-elle.
D'après agence
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