Après les révélations, la contre-attaque de Berlusconi

le 24 juillet 2009 à 08h26 , mis à jour le 24 juillet 2009 à 08h29

Selon le chef de la diplomatie italienne, interrogée sur la BBC, l'escort girl qui affirme avoir passé une nuit avec Berlusconi aurait été "payée par des journalistes".

berlusconi audio l'espresso captureCapture d'écran du site L'espresso sur les conversations entre Silvio Berlusconi et une hôtesse © http://espresso.repubblica.it

Silvio Berlusconi ne sait plus à quel sein se vouer. Entre les enregistrements sonores, les photographies compromettantes et les témoignages, les éléments de preuve dévoilant les moeurs du chef du gouvernement italien s'accumulent. Au point qu'il a fini par glisser, comme à bout d'argument, qu'il "n'est pas un saint", et en a appelé une nouvelle fois à la chaleur italienne et à "toutes ces jolies filles"... Auparavant, il avait tout tenté pour se disculper, évoquant une campagne de la part du groupe de gauche Espresso qui comprend également le quotidien La Repubblica, et mettant en cause la presse anglo-saxonne, en particulier celle du groupe du magnat australien Rupert Murdoch, l'un de ses rivaux dans le secteur de la télévision en Italie.

Mais les frasques berlusconiennes commencent à éroder sa popularité et il faut bien trouver de nouvelles manières de répondre aux accusations, de plus en plus étayées. C'est non pas Berlusconi lui-même, mais le ministre italien des Affaires étrangères, Franco Frattini, qui s'en est chargé jeudi soir en affirmant que l'escort girl qui met dans l'embarras le Cavaliere avait menti contre espèces sonnantes et trébuchantes. Ce sont "des journalistes qui ont payé cette escort girl, cette prostituée, pour qu'elle fasse des déclarations publiques contre le chef du gouvernement", a déclaré le ministre italien à la BBC. Avant d'ajouter, dans un bel exemple de dignité outragée : "Payer quelqu'un pour faire des déclarations est un comportement immoral".

Une mystérieuse mission

L'escort girl en question, Patrizzia D'Addario, a affirmé avoir passé deux soirées dans la villa romaine du Cavaliere et y être restée une nuit. Silvio Berlusconi avait lui-même affirmé le 23 juin dernier que cette femme de 42 ans avait reçu "une mission très précise et extrêmement bien payée".

Sur cette mission "précise" et "bien payée", le chef du gouvernement italien s'était gardé de fournir le moindre détail. Mais la presse italienne l'a fait pour lui. L'hebdomadaire de gauche L'Espresso a mis en ligne ces derniers jours des extraits audio de conversation attribués à Patrizzia D'Addario et au Cavaliere lors de la nuit qu'ils auraient passée ensemble à la fin de l'année dernière.

Chose qui ne contribue pas à arranger les affaires de Berlusconi, l'escort girl, qui affirme avoir enregistré toutes ses conversations avec des clients, les a remis à la justice qui enquête sur un entrepreneur de Bari. Ce dernier, inculpé de corruption, aurait payé des jeunes femmes pour qu'elles participent à des fêtes chez Silvio Berlusconi.

D'après agence

le 24 juillet 2009 à 08:26
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3 Commentaires

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  • Acacia, le 24/07/2009 à 14h11

    Franchement, descendre si bas dans les arguments, c'est montre que la gauche italienne est aussi faible que la notre. y a pas de quoi pavoiser pour la démocratie.

  • JACK, le 24/07/2009 à 09h29

    FRANCAIS, regardons dans notre assiette, et faisons nos commentaires après, si la liberté d'expression existait pour tout en France, il y aurait de quoi remplir les journaux tous les jours, seulement avec nos "gens biens sous tous rapports"

  • Thomas, le 24/07/2009 à 08h44

    Franchement, en Italie aussi la gauche attaque sur tout les fronts, c'est qu'elle n'a vraiment plus rien à dire.

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