La main tendue... et les sujets qui fâchent

le 07 juillet 2009 à 11h59 , mis à jour le 07 juillet 2009 à 17h12

Barack Obama a appelé mardi la Russie à une nouvelle ère de coopération sur les ruines de la guerre froide, tout en affirmant la nécessité du respect des règles de la démocratie.

Barack Obama rencontrant des étudiants russes au deuxième jour de sa visite à Moscou (7 juillet 2009)Barack Obama rencontrant des étudiants russes au deuxième jour de sa visite à Moscou (7 juillet 2009) © J. Young / Reuters

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La déclaration de Barack Obama à Moscou
 

Arrivé à Moscou avec la volonté de faire "redémarrer" les relations entre Moscou et Washington, Barack Obama a vu la première journée de sa visite se solder par des accords importants, notamment sur le contrôle des armements nucléaires et le transit par la Russie des forces américaines combattant en Afghanistan. Mardi, il s'est entretenu avec Vladimir Poutine, dirigeant le plus influent à Moscou - si influent même que beaucoup d'observateurs considèrent qu'il continue de diriger de facto le pays. Visiblement peu à leur aise pour leur première rencontre, les deux hommes ont ouvert leur petit-déjeuner de travail par quelques plaisanteries et tenté d'oublier qu'il y a une semaine, Barack Obama invitait son hôte à ne pas conserver une approche des relations américano-russes "dépassée".

"Je suis conscient non seulement du travail extraordinaire que vous avez réalisé au nom du peuple russe dans votre précédent rôle de Premier minis..., euh, de président, mais aussi dans vos fonctions actuelles de Premier ministre", a déclaré le président américain. Vladimir Poutine, tête souvent basse et fuyant le regard de Barack Obama, a pour sa part rappelé que les relations américano-russes avaient connu des périodes moroses et de confrontation, mais il a ajouté : "Nous associons nos espoirs de développement de nos relations à votre nom".

"L'Amérique veut une Russie forte, pacifique et prospère"

Egalement au menu ce mardi de la visite du président américain : un grand discours devant la Nouvelle école économique qui forme une partie des futures élites russes. Barack Obama a ainsi eu l'occasion de s'adresser, non plus seulement aux gouvernants, mais à toute la société russe pour l'appeler à remettre les relations à zéro et à surmonter les vieilles conceptions d'un "jeu à tout ou rien" entre les Etats-Unis et la Russie. "Cela doit être plus qu'un nouveau départ entre le Kremlin et la Maison Blanche, même si cela aussi est important. Cela doit être un effort soutenu entre les peuples américain et russe pour identifier les intérêts communs, étendre le dialogue et la coopération et paver la voie du progrès", a-t-il déclaré.

Dans ce discours exposant sa vision de l'avenir devant les représentants de la "dernière génération née quand le monde était divisé", Barack Obama s'est livré à un exercice délicat. Il a exprimé son "profond respect pour l'héritage immémorial de la Russie", exalté le sacrifice soviétique pendant la Seconde Guerre mondiale, et s'est employé à ne pas prêter le flanc au reproche souvent fait en Russie aux Américains de se poser en donneurs de leçons.

Respect de la démocratie

 Mais il a aussi entendu ceux qui le pressaient de ne pas occulter les sujets qui fâchent : peu avant de rencontrer les dirigeants de l'opposition dans l'après-midi, il a appelé au respect des règles de la démocratie, il a pressé le gouvernement russe de combattre la corruption dans l'économie et de respecter la souveraineté des anciens satellites de l'URSS, comme la Géorgie et l'Ukraine. "La courbe de l'histoire nous montre que les gouvernements qui sont au service du peuple survivent et prospèrent, pas les gouvernements qui ne sont au service que de leur propre puissance", a-t-il souligné.

Mais "que les choses soient claires dès le départ : l'Amérique veut une Russie qui soit forte, pacifique et prospère", a-t-il dit dans ce discours qui s'inscrit dans la lignée de ceux déjà prononcés à Prague (sur la prolifération) et au Caire (à l'adresse des musulmans) sur la vision que Barack Obama a du monde. Il a ainsi exposé la multitude des intérêts communs, de la lutte contre la prolifération à l'environnement. Il a appelé une Russie jusqu'alors résistante à s'allier aux efforts américains face aux défis nucléaires iranien et nord-coréen. Selon lui, tous "ces défis réclament un partenariat mondial, et ce partenariat sera plus fort si la Russie occupe le rang de grande puissance qui doit être le sien".

Société civile

 Un peu plus tard, s'adressant à un parterre d'hommes d'affaires, le locataire de la Maison-Blanche a de nouveau estimé que la Russie et les Etats-Unis devaient promouvoir la transparence et l'Etat de droit afin de garantir la croissance économique et les investissements. Un peu plus tard, Barack Obama a exprimé le soutien des Américains à la société civile russe, dont il a rencontré les représentants, et a plaidé la cause des libertés individuelles -sous le double mandat de Vladimir Poutine, la société civile russe a perdu beaucoup de libertés.

D'après agences

le 07 juillet 2009 à 11:59
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2 Commentaires

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  • Didier, le 07/07/2009 à 18h38

    Ne soyons pas naif il n y a rien de positif a attendre de la russie ,ce pays s enfonce dans le nationalisme primaire , soutient a l iran , a la syrie , expenssionisme vis a vis des eaux territorial candienne , crise du gaz etc... restons vigilant.

  • Lui36, le 07/07/2009 à 15h24

    L'amerique a tout interet a etre amis avec les russes pour contrer tot ou tard les chinois!

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