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Par D.H. (avec agence), le 06 juillet 2009 à 05h50, mis à jour le 05 juillet 2009 à 16:16
Le président américain se rend en Russie lundi pour tenter de "relancer" des relations américano-russes détériorées, misant sur son homologue Dmitri Medvedev.
Le président américain a profité des célébrations de la fête nationale pour rappeler samedi aux Américains à quel point les temps étaient durs tout en se montrant optimiste. © eTF1"L'Amérique respecte la Russie, nous voudrions construire une relation d'égal à égal." A deux jours de sa visite en Russie (du 6 au 8 juillet), Barack Obama a donné le ton dans une interview à la chaîne russe Vesti diffusée samedi, jour de fête nationale de l'Indépendance américaine. De l'aveu même du président américain, les relations russo-américaines "laissaient à désirer ces dernières années", avec un dialogue détérioré entre Vladimir Poutine et George Bush tombé au plus bas avec la guerre russo-géorgienne d'août 2008, au point de rappeler les dures heures de la Guerre froide. Mais, a-t-il rappelé, dès son arrivée à la Maison Blanche il a déclaré vouloir "appuyer sur le bouton reset".
Rendez-vous donc ce lundi pour tenter d'ouvrir une nouvelle page de l'histoire russo-américaine. Barack Obama, qui vient avec son épouse Michelle et leurs deux filles, doit rencontrer son homologue russe Dmitri Medvedev et l'ancien président devenu Premier ministre Vladimir Poutine. Il a estimé que ces entretiens lui permettraient de "mieux comprendre les inquiétudes et la politique" des leaders russes. "J'espère aussi qu'ils tireront une conclusion qu'on peut travailler avec moi d'une manière efficace", a-t-il ajouté. Il a qualifié M. Medvedev de personnalité "profonde, progressiste" qui "mène avec succès la Russie au XXIe siècle".
Le discours consensuel, et l'autre
C'est que Barack Obama mise pour cela sur son homologue, quitte à agacer Vladimir Poutine. Il voit dans ce dernier "un leader très fort du peuple russe", a-t-il souligné dans cette interview aux médias officiels russes. Dans un entretien avec l'agence AP diffusé la veille, le président américain avait été moins consensuel à l'égard de Vladimir Poutine estimant qu'il avait "un pied dans la vieille manière de conduire les affaires, et un pied dans la nouvelle". Le Premier ministre lui a répondu que c'était à Washington de renoncer à sa "mentalité des blocs".
Les deux présidents vont en tous cas s'entretenir pendant plusieurs heures dès lundi et conclure un accord sur l'Afghanistan. Ils devraient également signer un document cadre sur la réduction des arsenaux stratégiques, sujet emblématique des relations russo-américaines depuis la "détente" des années 1970 et 1980, mais ce texte n'était pas prêt dimanche, selon une source diplomatique russe. Le président américain, qui restera jusqu'à mercredi matin en Russie, doit assister à un forum avec des représentants de la société civile et rencontrer des opposants.
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