Attentat de Majorque © Reuters/Dani CardonaLes attentats portaient la marque d'ETA, mais jusqu'à présent l'organisation séparatiste basque espagnole n'avait rien revendiqué. Plus de doute dimanche matin : ETA a revendiqué plusieurs attentats dans un communiqué envoyé au quotidien indépendantiste basque Gara, un canal habituel de communication du groupe armé. L'organisation affirme être derrière l'attentat à la bombe-ventouse qui a tué un inspecteur le 19 juin dans la localité basque d'Arrigorriaga. Elle affirme également être l'auteur d'un autre attentat à la bombe-ventouse, dans lequel deux gardes civils avaient trouvé la mort devant leur caserne de Palma, dans l'île de Majorque le 30 juillet.
L'organisation armée estime dans son texte que l'inspecteur était le "chef des opérations de police contre de nombreux militants indépendantistes de gauche et contre de jeunes indépendantistes au cours de la dernière décennie, ainsi que le coordonnateur de différentes opérations contre ETA. Parfois comme tortionnaire le plus expérimenté et méprisable du commissariat, tantôt dans le rôle du 'bon flic', il a aussi été responsable des pressions sur des militants indépendantistes pour qu'ils collaborent, via des menaces", affirme ETA.
828 morts en 50 ans
En outre, ETA revendique également l'attentat à la voiture piégée contre une caserne de la garde civile à Burgos le 29 juillet, qui avait fait une quarantaine de blessés, et l'explosion d'une bombe devant le siège du Parti socialiste à Durango (Pays basque) le 10 juillet, qui n'avait pas fait de blessés. Tout en revendiquant ces actions, ETA affirme "ne chercher à imposer aucun projet, au contraire de ce que répètent les dirigeants espagnols. Ce qu'ETA cherche depuis de longues décennies est une solution politique et un dialogue".
ETA, fondée il y a 50 ans, le 31 juillet 1959, est tenue pour responsable de la mort de 828 personnes depuis son premier attentat meurtrier, le 7 juin 1968. Considérée comme une organisation terroriste par l'UE et les Etats-Unis, elle a repris ses attentats à la mi-2007 après une trêve de 15 mois et des négociations avortées avec le gouvernement socialiste de José Luis Rodriguez Zapatero.
D'après agence
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