Pour Berlusconi, la RAI ne doit pas critiquer le pouvoir

le 10 août 2009 à 16h03 , mis à jour le 10 août 2009 à 16h35

Le Premier ministre est exaspéré par la télévision nationale, qui, selon lui, se positionne systématiquement contre le gouvernement.

silvio berlusconiSilvio Berlusconi, le 28 mai 2009 © Reuters

Une télévision publique comme la RAI, financée par le contribuable, a-t-elle le droit de critiquer le gouvernement en place ? Pour Silvio Berlusconi, la réponse est "non" - ou du moins à condition que cela ne soit pas tout le temps.  "Je suis en mesure de dire ce que pense une immense majorité d'Italiens, à savoir qu'il est inacceptable que la télévision publique, financée par tous, soit (...) toujours contre le gouvernement", a lancé le Premier ministre italien ce lundi à la radio nationale GR1.
 
'Il Cavaliere', en proie à des déboires conjugaux et à des révélations sur ses relations féminines, semble de plus en plus exaspéré par des reportages et articles contenant des détails "croustillants" sur sa vie privée.  Vendredi dernier, il avait ainsi soulevé une controverse en réprimandant la RAI pour avoir diffusé "quatre grands titres d'actualité dirigés contre le gouvernement". Un reproche pas anodin : comme Premier ministre, Silvio Berlusconi exerce en effet une influence notable sur la Rai puisque le Parlement désigne son conseil d'administration.
 
Le chef du gouvernement a également attaqué ce lundi La Repubblica, qui a tenu ses lecteurs en haleine en publiant des récits de certaines soirées faits par des "hôtesses" et une liste quotidienne de dix questions gênantes. "La Repubblica dit même que les services secrets sont sur une mauvaise pente, mais la seule chose qui me semble sur une mauvaise pente, c'est un certain type de journalisme", martèle-t-il.

le 10 août 2009 à 16:03
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5 Commentaires

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  • Phil, le 10/08/2009 à 18h21

    Le pays de mes ancetres me fait honte , et je sais que pense comme la grande majorité des enfants d immigrés expatriés la droite italienne developpe une aversion contre la gauche et voit des complots gauchistes de partout , incapable de percevoir la chienlie qui la gangrene

  • Hc, le 10/08/2009 à 18h03

    A t on vu des journaux publics?Que dirait on si le Figaro ou le Monde etait aux mains de fonctionnaires.Il faut suprimer les chaines publiques.En Italie et chez nous

  • Jeeb, le 10/08/2009 à 18h00

    C'est fou de lire qu'en France aussi bien qu'en Italie, nos politiques savent ce que pensent leurs concitoyens...s'ils savaient ce qu'on pense vraiment d'eux... ah ah ah...

  • Pierre, le 10/08/2009 à 17h44

    Il n'est efffectivement pas normal qu'un gouvernement qu'un Etat dise aux journalistes ce qu'ils faut dire. Cependant, il n'est pas normal non plus qu'une télévision PUBLIQUE critique sans arrêt un camp politique particulier. Il n'est pas normal non plus qu'une télévision PUBLIQUE soit engagée politiquement. Or, les Télévisions PUBLIQUES sont, en France comme en Italie, clairement engagées dans un bord politique et chercherons toujours à nuire à l'autre. Ceci n'est pas acceptable. En cela, M. Berlusconi a RAISON de critiquer la télévision publique Italienne.

  • K, le 10/08/2009 à 16h56

    Voilà ce qu'il peut en coûter de jouer à l'apprenti sorcier... M Berlusconi est en passe de découvrir que posséder la Presse privée ne le protège pas de l'intégrité, ou de la curiosité, de la Presse publique... Pourvu que ça dure !

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