Silvio Berlusconi, le 28 mai 2009 © ReutersUne télévision publique comme la RAI, financée par le contribuable, a-t-elle le droit de critiquer le gouvernement en place ? Pour Silvio Berlusconi, la réponse est "non" - ou du moins à condition que cela ne soit pas tout le temps. "Je suis en mesure de dire ce que pense une immense majorité d'Italiens, à savoir qu'il est inacceptable que la télévision publique, financée par tous, soit (...) toujours contre le gouvernement", a lancé le Premier ministre italien ce lundi à la radio nationale GR1.
'Il Cavaliere', en proie à des déboires conjugaux et à des révélations sur ses relations féminines, semble de plus en plus exaspéré par des reportages et articles contenant des détails "croustillants" sur sa vie privée. Vendredi dernier, il avait ainsi soulevé une controverse en réprimandant la RAI pour avoir diffusé "quatre grands titres d'actualité dirigés contre le gouvernement". Un reproche pas anodin : comme Premier ministre, Silvio Berlusconi exerce en effet une influence notable sur la Rai puisque le Parlement désigne son conseil d'administration.
Le chef du gouvernement a également attaqué ce lundi La Repubblica, qui a tenu ses lecteurs en haleine en publiant des récits de certaines soirées faits par des "hôtesses" et une liste quotidienne de dix questions gênantes. "La Repubblica dit même que les services secrets sont sur une mauvaise pente, mais la seule chose qui me semble sur une mauvaise pente, c'est un certain type de journalisme", martèle-t-il.
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