Les violences se sont produites quelques heures avant le début du match de la 1re journée de l'Europa League opposant l'équipe de football de Toulouse au Partizan à Belgrade - une rencontre dont les Toulousains devaient sortir victorieux par 3-2.
Selon des témoins, des supporters de Partizan Belgrade ont agressé des supporters français notamment avec l'aide de torches. Les Serbes étaient apparemment au nombre d'une trentaine, les Toulousains au nombre d'une quinzaine, et les heurts ont eu lieu devant un bar. Bilan de ces échauffourées : deux ressortissants français et un ressortissant serbe blessés.
Le précédent des violences de 2007
Les deux ressortissants français ont été hospitalisés au centre des urgences de Belgrade. L'un d'eux, Brice Taton, a été grièvement blessé. Il souffre d'une "lésion à l'aorte" provoquée par une barre de fer, a déclaré vendredi le maire de Belgrade, Dragan Djilas, en appelant à la mobilisation face aux auteurs de violences. L'homme "dont la vie était sérieusement en danger hier soir (jeudi), portait une marque visible provoquée par une barre de fer qui a provoqué une lésion de l'aorte", a indiqué le maire de Belgrade cité par l'agence Beta. Le supporteur français a été transféré à l'Institut pour les maladies cardiovasculaires de Belgrade où il devrait subir une opération, a indiqué un porte-parole de l'établissement.
Le Dr Vladimir Djukic, le directeur du Centre des urgences de Belgrade où a été admis Brice Taton jeudi soir, avait déclaré vendredi matin que le Français allait "bien mieux", tout en relevant l'existence chez le patient d'un "problème au thorax", avec de "sévères contusions". Le Dr Djukic avait précisé alors que ses services tentaient de déterminer si ce "problème au thorax" était lié à un problème ancien ou s'il avait été provoqué par l'incident de jeudi soir.
Ce n'est pas, loin de là, le premier incident de ce genre de la part de supporters du Partizan Belgrade. Le club avait même été exclu de la coupe de l'UEFA en 2007 après des incidents provoqués par certains de ses supporters à Mostar, en Bosnie.
D'après agence







