© AFP/O.LangTonnerre d'applaudissements au siège de la CDU dimanche dès 18h, à l'annonce des sondages de sortie d'urnes, tandis que le ministre des Affaires étrangères sortant Frank-Walter Steinmeier, candidat des sociaux-démocrates à la chancellerie allemande, évoquait une "amère défaite" de ses troupes aux élections fédérales. Les électeurs allemands ont reconduit dimanche à la chancellerie la conservatrice Angela Merkel, qui va pouvoir rompre 4 ans de mariage de raison en constituant une coalition de centre-droit avec les libéraux. Selon les estimations, son parti CDU-CSU obtiendrait 33,5% des voix, le SPD 23,5%, le FDP 14,5%, la gauche 13% et les Verts 10%.
Gifle électorale pour Angela Merkel
La coalition conservateurs-libéraux de la chancelière a perdu dimanche le scrutin en Rhénanie du Nord-Westphalie, et donc la majorité à la chambre haute du parlement fédéral, selon les sondages sortie des urnes.
Publié le 09/05/2010
Allemagne : un scrutin test pour Angela Merkel
Les électeurs de Rhénanie du nord - Westphalie, le plus peuplé des Etats allemands renouvellent leur Parlement. lors d'un scrutin qui pourrait avoir des conséquences nationales pour la chancelière Angela Merkel.
Publié le 09/05/2010
A 55 ans, la popularité d'Angela Merkel, première femme à diriger l'Allemagne et première chef de gouvernement venue d'ex-RDA (voir son portrait), ne se dément donc pas. C'est d'ailleurs sur cette image que le parti avait joué lors de la campagne. Merkel, qui a reçu les "chaleureuses félicitations" de Nicolas Sarkozy, va entamer son nouveau mandat de quatre ans avec une popularité sans équivalent depuis la guerre : plus de 60% d'opinions favorables. La CDU/CSU et le FDP pourront, selon les projections des deux grandes chaînes publiques allemandes, ZDF et ARD, gouverner ensemble la première puissance économique européenne, frappée par une récession sans précédent, avec une majorité confortable (entre 320 et 324 sur 598) au Bundestag, la chambre basse du parlement allemand, sans même avoir besoin de "mandats supplémentaires". "Je veux être la chancelière de tous les Allemands, afin d'améliorer la situation de notre pays", a-t-elle ajouté.
Claque historique pour le SPD
"Nous avons réussi à obtenir une solide majorité, pour former un nouveau gouvernement de la CDU/CSU (les Unions conservatrices) et du FDP, et c'est bien." Radieuse, Angela Merkel a rapidement revendiqué la victoire, annonçant qu'elle gouvernerait l'Allemagne avec les libéraux du FDP. La surprise vient en effet aussi du score des libéraux, leur meilleur score historique. Le chef du FDP, Guido Westerwelle, s'est félicité de "ce résultat excellent". Il a remercié "les électeurs pour le meilleur score jamais réalisé par (son) parti". Il a promis de faire en sorte que l'Allemagne ait un "système fiscal équitable, d'améliorer les chances en matière d'éducation et de défendre les libertés individuelles".
En face, c'est la descente aux enfers, avec une chute de plus de 12 points par rapport au précédent scrutin. Le SPD, qui a également reconnu la victoire de Merkel, n'a pas su se présenter comme un véritable rival des conservateurs avec lesquels il avait gouverné dans une "grande coalition". D'autant qu'Angela Merkel, désignée "femme la plus puissante de la planète" pour la quatrième année consécutive par le magazine Forbes, plaidait pour la fin de cette coalition. Au final, les sociaux-démocrates (SPD) enregistreraient leur plus bas score historique, entre 22,5% et 23,5%, le pire depuis la création de la République fédérale, en 1949.
Le taux de participation a en revanche été historiquement bas dimanche à ces législatives allemandes, 72,5%, contre 77,7% en 2005, qui était déjà un record à la baisse.
Voir le portrait de Merkel, de la mal fagotée de l'ex-RDA à "femme la plus puissante du monde" :
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