Amende salée pour la holding de Berlusconi

le 04 octobre 2009 à 10h13 , mis à jour le 04 octobre 2009 à 10h16

Le groupe Fininvest, propriété du Cavaliere, a été condamné à verser 750 millions d'euros à la holding CIR, appartenant au grand rival de Berlusconi, Carlo de Benedetti.

silvio berlusconiSilvio Berlusconi, le 28 mai 2009 © Reuters

Le groupe Fininvest, appartenant à Silvio Berlusconi, a été condamné samedi à verser près de 750 millions d'euros à la CIR, holding de son grand rival Carlo de Benedetti. Ce jugement est le dernier épisode en date d'un feuilleton vieux de 20 ans lorsque le groupe de Silvio Berlusconi était parvenu à ravir la propriété du groupe éditorial Mondadori à son créateur Carlo de Benedetti. Elle a été prononcée après la condamnation définitive pour corruption en 2007 de deux avocats et d'un juge, par un tribunal pénal qui avait jugé qu'une sentence donnant raison à Silvio Berlusconi pour la reprise de Mondadori avait été "achetée".

La holding CIR est très active dans la presse à travers l'hebdomadaire L'Espresso et le quotidien de gauche La Repubblica très en pointe sur la couverture des scandales sexuels dans lesquels serait impliqué le Cavaliere. "Près de vingt ans après la fraude mise en oeuvre pour soustraire à notre groupe la légitime propriété de Mondadori, la magistrature nous rend enfin justice également sur le plan civil", a commenté Carlo de Benedetti. "Le jugement ne compense pas le fait de n'avoir pas pu réaliser le projet industriel qui aurait créé le premier groupe éditorial italien, mais il établit de façon irrévocable les comportements illicites qui l'ont empêché", a-t-il poursuivi.

Un jugement "incroyable et déconcertant"

Pour sa part, Marina Berlusconi, fille du chef du gouvernement, a qualifié le jugement "d'incroyable et déconcertant", affirmant que sa société "a toujours opéré avec la plus grande correction et démontré de façon limpide et irréfutable la validité de ses propres arguments". 

Cet épisode pourrait toutefois ne pas marquer la fin du conflit entre les deux grands rivaux du capitalisme italien. "Ceux qui crient victoire trop vite se trompent. Nous savons que nous sommes dans le juste, et nous sommes certains qu'à la fin, ceci ne pourra pas ne pas être reconnu", a prévenu Marina Berlusconi, en annonçant son recours en appel. Recours qui sera accompagné d'une requête auprès de la Cour d'Appel de bloquer l'exécution du jugement.

D'après agence

le 04 octobre 2009 à 10:13
Envoyer cette page à un ami
Les champs marqués par une étoile * sont obligatoires.
Les derniers articles Monde
  

1 Commentaires

Afficher : Les plus récents | Les plus appréciés

  • Luigi, le 04/10/2009 à 20h53

    Les pauvres!! On les plaint. ça doit être dur la vie pour eux...C'est vilain contre vilain

Lire tous les commentaires

       Chargement en cours...
      Alertez-nous
        alertez-nous

        Témoin d'un événement ?

        Alertez la rédaction !

        Envoyez une alerte

        A lire aussi
        logAudience