Silvio Berlusconi, le 28 mai 2009 © Reuters"Je suis dans l'absolu la personne la plus persécutée par la magistrature de tous les temps et de toute l'histoire humaine, dans le monde entier. J'ai dû subir plus de 2.500 audiences", a affirmé vendredi Silvio Berlusconi, à l'issue d'un Conseil des ministres. Mercredi, son immunité pénale avait été annulée par la Cour constitutionnelle. "J'ai eu de la chance, en travaillant bien et mettant de côté un patrimoine, d'avoir pu dépenser plus de 200 millions d'euros pour mes consultants et juges", a-t-il dit, commettant une gaffe car il entendait dire avocats au lieu de juges, une faute qu'il a rectifiée dans les secondes suivantes. Son groupe Fininvest a été condamné samedi dernier à une lourde amende de 750 millions d'euros, le tribunal de Milan (nord) ayant estimé qu'il avait acheté un arbitrage pour prendre le contrôle de l'éditeur Mondadori, il y a 20 ans.
L'escort-girl, Berlusconi et son harem
Dans un livre sorti mardi en Italie, Patrizia D'Addario à l'origine de révélations sur des frasques sexuelles du Président du Conseil fournit des détails croustillants.
Publié le 24/11/2009
Berlusconi rock star de l'année pour le Rolling Stone italien
"Rod Stewart, Brian Jones, Keith Richards à leur apogée étaient de jeunes blancs-becs par rapport à lui", a ironisé le rédacteur en chef du magazine.
Publié le 23/11/2009
Grâce à la faim dans le monde, Berlusconi échappe à son procès
Sa participation au sommet de la FAO sur la sécurité alimentaire a permis au Premier ministre italien de sécher son procès pour corruption. Les débats, qui devaient reprendre ce lundi, sont repoussés en janvier.
Publié le 16/11/2009
Berlusconi déménage temporairement... chez lui
Le chef du gouvernement italien a dormi deux nuits dans son appartement de fonction, une première depuis 2003. La presse italienne évoque des raisons de sécurité.
Publié le 14/11/2009
"La persécution se poursuit. Je n'aurais jamais pensé de toute manière que les juges de gauche puissent approuver" la loi d'immunité pénale, a indiqué Silvio Berlusconi, encadré de ses ministres de l'Intérieur Roberto Maroni et de la Fonction publique Renato Brunetta. Bien qu'ayant été confronté à 106 procédures, "j'ai toujours été acquitté", s'est-il vanté. "Je devrai simplement enlever quelques heures à mon travail de chef du gouvernement" pour me consacrer aux procès", a-t-il poursuivi.
"Le meilleur président du Conseil"
L'abrogation de la loi d'immunité aura pour effet la reprise d'au moins deux procès à son encontre, l'un pour corruption de témoin (affaire Mills), l'autre pour faux en écriture (droits télévisés Mediaset). "Ces procès sont de vraies farces, j'irai à la télévision pour expliquer tout cela et les Italiens comprendront que le président du Conseil est un rempart contre la gauche", qui "utilise la justice comme arme pour subvertir le vote électoral", a-t-il encore affirmé.
"Il est clair que nous avons la majorité et que nous gouvernerons pour cinq ans", avait-il dit plus tôt dans une interview télévisée, soulignant que sa coalition de centre-droit et son gouvernement avait été largement "légitimé" par les urnes. A la presse, il a présenté des résultats qu'il a qualifiés d'"excellents" dans la lutte antimafia et un projet de modernisation de la fonction publique. Il s'est targué d'être "le meilleur président du Conseil que l'Italie puisse avoir aujourd'hui". Plutôt en forme et de bonne humeur, M. Berlusconi a lancé aux journalistes à la fin de sa conférence de presse : "Bon week-end mais soyez sages parce que je sais que certains d'entre vous sont de petits coquins!"
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