© AFPA eux trois, ils fédèrent plus de 16.500 internautes. Trois groupes créés sur le site de socialisation Facebook réclament tout bonnement la mise à mort de Silvio Berlusconi. "A mort Berlusconi" et "A mort Silvio" (quelque 200 membres chacun) et surtout "Tuons Berlusconi" (16.000 membres) : tel le signe d'interdiction de fumer, chacun de ces groupes comporte une photo du chef du gouvernement italien dans un cercle rouge barré en diagonale. Créés l'an dernier, ils ont connu un regain de succès ces derniers mois, avec les polémiques qui ont accompagné la vie mouvementée du leader italien.
Berlusconi frappé au visage par un déséquilibré
Le chef du gouvernement italien a été hospitalisé dimanche soir après avoir été frappé au visage à la fin d'un meeting électoral à Milan. Apparemment déséquilibré, son agresseur a été arrêté.
Publié le 13/12/2009
L'escort-girl, Berlusconi et son harem
Dans un livre sorti mardi en Italie, Patrizia D'Addario à l'origine de révélations sur des frasques sexuelles du Président du Conseil fournit des détails croustillants.
Publié le 24/11/2009
Berlusconi rock star de l'année pour le Rolling Stone italien
"Rod Stewart, Brian Jones, Keith Richards à leur apogée étaient de jeunes blancs-becs par rapport à lui", a ironisé le rédacteur en chef du magazine.
Publié le 23/11/2009
Grâce à la faim dans le monde, Berlusconi échappe à son procès
Sa participation au sommet de la FAO sur la sécurité alimentaire a permis au Premier ministre italien de sécher son procès pour corruption. Les débats, qui devaient reprendre ce lundi, sont repoussés en janvier.
Publié le 16/11/2009
Berlusconi déménage temporairement... chez lui
Le chef du gouvernement italien a dormi deux nuits dans son appartement de fonction, une première depuis 2003. La presse italienne évoque des raisons de sécurité.
Publié le 14/11/2009
Si l'"administrateur" du groupe "Tuons Berlusconi", se présentant sous le nom du "compagnon Raul", assure qu'il ne veut tuer personne et place ce groupe dans la catégorie "propos saugrenus", les autorités, elles, n'apprécient guère. Plusieurs ministres se sont indignés de ces "appels à la haine". Le Parquet de Rome a ouvert une enquête sur ces groupes, arguant du fait qu'ils incitent à la haine et pourraient être au bout du compte les instigateurs d'un véritable attentat et pas seulement d'une agression virtuelle à l'encontre du président du Conseil italien. Et un chef de l'opposition de gauche Dario Franceschini demande même la fermeture du site.
Ou même béatifié !
De l'autre côté, Facebook abrite aussi un comité créé en avril et regroupant 20.000 personnes militant, cette fois, pour l'octroi du prix Nobel de la paix à Berlusconi. "Silvio nous a sauvés de la menace communiste au début des années 90, un peu comme Lech Walesa en Pologne", explique l'un des cinq membres fondateurs de ce comité. Pour eux, il faut donc honorer "son indiscutable engagement humanitaire sur le plan national et international". Parmi les "accomplissements" de Berlusconi, le comité cite son rapprochement avec la Libye de Mouammar Kadhafi, ou une médiation lors de la guerre Russie-Géorgie en 2008.
Analyse : "le personnage de Silvio Berlusconi divise les Italiens. Il se positionne en leader et une partie de la population l'admire, mais les autres le rejettent violemment", selon un professeur de sciences politiques à l'université de Bologne. Témoin de ces passions, le succès du site "Berlusconi Beato" militant pour la béatification du Cavaliere et créé par un professeur de communication de l'université "La Sapienza" à Rome après l'éclosion du groupe pour l'attribution du Prix Nobel. "Ce mouvement me paraissait complètement surréaliste", explique-t-il. Avec ses étudiants, il a voulu voir jusqu'où l'idôlatrie pouvait aller en créant ce faux groupement demandant la béatification immédiate de Berlusconi. Et bien l'expérience a été plus grande que nature : en trois jours, du 12 au 15 octobre, le site "Berlusconi Beato" a reçu plus de 170.000 visites, dont 91 personnes prêtes à envoyer des dons. "Il y a eu des commentaires admiratifs mais aussi beaucoup d'insultes", raconte le prof, "mais le plus surprenant est que la majorité des gens ont cru qu'il s'agissait d'une initiative sérieuse".
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