Coup dur pour Berlusconi

le 07 octobre 2009 à 18h15 , mis à jour le 08 octobre 2009 à 09h30

La Cour constitutionnelle a invalidé mercredi la loi d'immunité qui le protégeait depuis son retour au pouvoir. Et de relancer les procédures judiciaires contre le chef du gouvernement italien.

[Expiré] [Expiré] Silvio Berlusconi Italie © AFP

La Cour constitutionnelle a invalidé mercredi la loi d'immunité qui protégeait Silvio Berlusconi depuis son retour au pouvoir il y a un peu plus d'un an, relançant les procédures judiciaires contre le chef du gouvernement italien, a annoncé l'agence Ansa, citant des "sources informées".

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Les 15 magistrats ont jugé qu'il était nécessaire d'avoir recours à une loi constitutionnelle et non pas une loi ordinaire pour octroyer une immunité pénale aux quatre plus hautes fonctions de l'Etat italien, dont le président du Conseil. Ils ont également estimé que la loi Alfano, du nom du ministre de la Justice qui l'avait promue en juillet 2008, violait le principe constitutionnel d'égalité des citoyens devant la loi. 

Cette décision a pour effet immédiat la relance de deux procès à l'encontre de Silvio Berlusconi : l'un pour corruption de témoin (l'affaire Mills) et l'autre pour la surfacturation de droits d'émissions télévisées par le groupe Mediaset qui lui appartient.

Prise de becs entre Silvio Berlusconi et le président Napolitano

L'arrêt de la Cour constitutionnelle déclarant contraire à la constitution italienne la loi sur l'immunité du président du Conseil est motivée par des considérations politiques, a déclaré mercredi le porte-parole de Silvio Berlusconi. Le chef du gouvernement ne démissionnera pas, a-t-il ajouté, avant que Silvio Berlusconi lui-même ne réagisse, en affirmant que la Cour était "un instrument de la gauche" italienne.

Ecoutez la réaction de Silvio Berlusconi



Les foudre de Berlusconi ne s'arrêtent pas là. Le chef du gouvernement italien a ensuite mis mercredi soir en cause l'impartialité du président de la République Giorgio Napolitano, s'attirant une réplique cinglante de celui-ci. "Le président, on sait de quel côté il se trouve", a lancé Silvio Berlusconi, les traits tirés et visiblement irrité, en sortant de sa résidence romaine, le Palais Grazioli.

Fait extrêmement rare, le Quirinal, résidence du chef de l'Etat, a aussitôt répliqué d'un communiqué cinglant et lapidaire : "Tout le monde sait de quel côté se trouve le président. Il est du côté de la Constitution, et il exerce ses fonctions avec une impartialité absolue, dans un esprit de collaboration loyale avec les intitutions". Réponse du berger à la bergère : "Je ne ne suis pas intéressé par ce qu'a déclaré le chef de l'Etat, je ne suis pas intéressé... J'ai l'impression qu'on se moque de moi et ça ne m'intéresse pas. Point final." Cette attaque contre le chef de l'Etat, rarissime en Italie, a en tous cas indigné l'opposition de gauche : "Ce sont des paroles inimaginables dans tout autre pays et aussi en Italie jusqu'à il y a quelques années", a déclaré le secrétaire du Parti démocrate Dario Franceschini. 

(D'après agence)

le 07 octobre 2009 à 18:15
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12 Commentaires

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  • Havane, le 08/10/2009 à 13h53

    Cà me fait penser au jugement d'Al Capone il y a plus de 70 ans... Bonjour l'image.....

  • Dodo, le 08/10/2009 à 08h56

    On croit rêver. BERLUSCONI pensait se mettre à l'abri des poursuites judiciaires mais la cour constitutionnel n'a pas été dans son sens. Les propos tenus devant caméra par BERLUSCONI après cette décision m'agace un peu: il critiqe donc ces juges et semble vouloir aller au-delà. BERLUSCONI est ivre de pouvoir et se permet même des propos racistes envers un certain dirigeant américain. Je pense que si les médias arrêtaient de "s'interresser" à un personne qui n'en vaut pas la peine, BERLUSCONI retournerait d'où il vient.

  • Jean, le 08/10/2009 à 07h06

    Pauvre "Bénito"

  • Maudet, le 08/10/2009 à 00h44

    Excellent Président que Monsieur Berlusconi, un homme qui a réussi une vraie carrière d'entrepreneur. Alors évidemment il faut le faire tomber, et les bobos et gauchos de France applaudissent tous en choeur. lamentable. Courage Monsieur Berlusconi !

  • Batch-al-fahida, le 08/10/2009 à 00h17

    C'est vraiment triste.....

  • Maureen, le 07/10/2009 à 20h27

    Au moins, a l'ombre ou il ira, il se protegera de tout "bronzage". Qui seme le vent, recolte le .... tempo.

  • Coolalyon, le 07/10/2009 à 19h22

    Les italiens risquent de perdre le meilleur Président du Conseil qu'il aient eu depuis des lustres. Ca serait une catastrophe pour ce pays. Majoritairement, les italiens soutiennent Berlusconi. Si seulement on avait en France un type de cette carrure...

  • Rda, le 07/10/2009 à 19h03

    Et pour la france c'est pour quand ?? nous a part payer on doit juste subir

  • Franck, le 07/10/2009 à 18h56

    On se croirait au camping il s'enleve la cravatte sa lui serre trop il va s'étouffer !!pauvre petit!!!!!

  • Monsieur, le 07/10/2009 à 18h52

    Mama mia ! les spaghettis sont cuits pour berlusconi!!!

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