Dépouillement des votes lors du référendum irlandais sur le traité de Lisbonne (3 octobre 2009) © TF1/LCIL'UE entière attendait la décision d'un peu plus de trois millions d'électeurs, soit moins de 1% des Européens, qui étaient appelés aux urnes vendredi pour un scrutin crucial pour l'avenir du traité de Lisbonne. Cette fois, les Irlandais semblent avoir pris en compte les mises en garde des responsables politique et du monde des affaires sur les risques d'isolement de l'île et de fuite des investisseurs en cas de nouveau rejet du texte. Après dépouillement de la totalité des suffrages, c'est un "oui" massif qui ressort des urnes : 67,13% des votants se sont prononcés en faveur du traité européen de Lisbonne. Le Premier ministre irlandais, Brian Cowen, avait, sans attendre les résultats, officiellement déclaré la victoire du "oui". "Le traité de Lisbonne sera ratifié avec force", a-t-il déclaré sur le perron de son bureau, accompagné par plusieurs de ses ministres. "Aujourd'hui, le peuple irlandais a parlé d'une voix claire et forte. C'est un grand jour pour l'Irlande et c'est un grand jour pour l'Europe".
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Beaucoup de Français s'installaient jusqu'ici en Irlande. Mais la situation économique s'est dégradée et la vie est devient difficile pour les expatriés Français.
Publié le 02/10/2009
"Une victoire très convaincante"
D'autres figures politiques du pays, favorables au traité ou adversaires déclarés, ont reconnu la victoire du "oui" : "Nous sommes dans une situation très compliquée (sur le plan économique) et c'est exactement pourquoi les gens ont voté "oui", parce qu'ils savent que l'avenir de notre économie et de nos marchés s'inscrit au sein de l'Union européenne", a souligné le ministre des Finances Brian Lenihan. "C'est un premier pas essentiel pour notre récupération économique". Le chef de la diplomatie irlandaise, Michael Martin, s'est dit "très heureux pour mon pays. C'est une victoire très convaincante du "oui" cette fois". Même l'homme d'affaires Declan Ganley, figure de proue du camp du "non", a concédé : "C'est une victoire très convaincante (...) Bien sûr je suis déçu. Je pense que nous venons de faire une erreur".
Responsable de la paralysie institutionnelle de l'UE, Dublin avait accepté de faire revoter la population moyennant des assurances européennes qu'elle ne toucherait pas aux "spécificités celtiques": l'interdiction de l'avortement, la neutralité militaire et un faible taux d'imposition. De plus, si le traité est adopté, l'Irlande continuera à disposer de "son" commissaire européen.
D'après agence
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