En poursuivant votre navigation, vous acceptez l'utilisation de cookies à des fins statistiques et de personnalisation. En savoir plus
×
ARCHIVES

L'homme qui bloque encore le traité de Lisbonne


le 03 octobre 2009 à 17h06
Temps de lecture
3min
Le président tchèque Vaclav Klaus

Le président tchèque Vaclav Klaus / Crédits : LCI

EuropeAprès le "oui" en Irlande, l'UE se tourne vers la République tchèque. Avec la Pologne, elle n'a pas encore ratifié le traité de Lisbonne. Le président tchèque joue la montre.

L'étape irlandaise franchie, les dirigeants européens et les principaux chefs des groupes politiques au Parlement européen ont tourné les yeux samedi vers la République tchèque qui détient désormais la clef de l'entrée en vigueur du traité de Lisbonne. Le traité de Lisbonne doit, en effet, être ratifié par les 27 Etats de l'Union européenne pour entrer en vigueur. Or deux pays, la Pologne et la République tchèque, n'ont encore pas ratifié le document. Soulagé par la victoire du "oui" au référendum irlandais, le président de la Commission européenne José Manuel Barroso a donc souhaité que la République tchèque ratifie "au plus vite" le texte.

Le président polonais Lech Kaczynski a publiquement indiqué qu'il signerait le traité "aussitôt après" la victoire du "oui" au référendum irlandais. En revanche, l'eurosceptique président tchèque Vaclav Klaus menace de bloquer la machine. "Le Parlement tchèque a approuvé le traité. J'ai toutes les raisons de croire que la République tchèque va ratifier le traité", a dit José Manuel Barroso. "J'ai compris que le président polonais allait rapidement signer et j'ai invité le Premier ministre tchèque (Jan) Fischer et le président de la Commission (José Manuel) Barroso à une réunion mercredi à Bruxelles", a annoncé pour sa part le président en exercice de l'Union européenne, le Premier ministre suédois Fredrik Reinfeldt. "Nous évaluerons la situation et verrons ce que nous pouvons faire pour faire avancer les choses".

"Faire pression sur Vaclav Klaus"

Vaclav Klaus a encore dit samedi vouloir attendre que la Cour constitutionnelle de son pays se prononce sur la validité du traité avant, éventuellement, de le ratifier. Or, la juridiction vient d'être saisie d'un nouveau recours déposé par des élus proches du chef de l'Etat. Jusqu'à quand jouera-t-il ainsi la montre? C'est la question qui taraude Bruxelles. La Cour, redoutent les partisans du traité, pourrait attendre 2010 pour donner sa réponse, risquant ainsi de relancer le débat au Royaume-Uni où les conservateurs, favoris des prochaines élections législatives du printemps, ont promis de soumettre le traité à un référendum.

José Manuel Barroso a admis samedi ne pas avoir eu d'entretien avec Vaclav Klaus depuis la présidence tchèque de l'UE qui s'est achevée le 30 juin 2009. "Il n'y a plus que Vaclav Klaus, président de la Tchéquie, qui persiste à bloquer le processus. Les gouvernements européens doivent faire pression sur lui et lui faire comprendre qu'il doit abandonner sa politique d'obstruction. Cette attitude pourrait d'ailleurs coûter un poste de commissaire aux Tchèques lors du renouvellement de la Commission européenne", a mis en garde de son côté le chef de file des Verts européens, Daniel Cohn-Bendit.

"Les gouvernements européens doivent maintenant faire pression sur Vaclav Klaus", a également jugé le président du groupe socialiste au Parlement européen, Martin Schulz. "La victoire du oui en Irlande est une victoire d'étape. Je n'attends rien de bon pour l'Europe de la part de Vaclav Klaus", a poursuivi le responsable socialiste. "Je souhaite que le processus de ratification s'achève dans les prochaines semaines. J'appelle la Pologne et la République tchèque à ratifier sans délai", a affirmé quant à lui le chef du groupe PPE (conservateur) au Parlement européen Joseph Daul.

D'après agence

Commenter cet article

  • Michel : Si la Pologne et la Tchéquie, préfèrent regarder partir le train de l'Europe pour Bruxelles, qu'ils restent sur le quai.

    Le 04/10/2009 à 12h47
  • Chris du Fier : Cette Europe fédérale que l' on nous concocte n'est qu' une vaste fumisterie qui finira d' ailleurs trés mal comme la Fédération de Yougoslavie, A la limite une confédération à la mode Helvétique aurait été beaucoup plus sensée et intelligente. Mais puisqu' à coups de milliards d' euros on arrive à faire voter Oui à des gens qui votaient Non, et bien qu' il en soit ainsi et que chacun s' apprête à se préparer au cataclysme lorsque la Turquie rejoindra la meute.

    Le 04/10/2009 à 10h11
  • Toujourscitoyen : Puisque tout est bien dans ce monde et notre démocratie magnifique. Eclairez- moi un peu sur Hadopi par exemple. Le parlement représentatif ? En partie oui. N'oublions pas que quelques millions de personnes ayant voté pour un certain parti ( fn ) ne sont pas entendues. Demandez donc aux pêcheurs si l'Europe leur permet de défendre leurs intérêts. Puisque l'Europe est si bien pourquoi alors Toutes les taxes, lois etc...ne sont pas identiques? Pourquoi ,puisque tout est beau, durant la crise chacun a oeuvré dans son coin? Etc..... J'attends vos réponses.

    Le 04/10/2009 à 09h36
  • Azerty : A Toujours citoyen de Paris, je suis Français et fier de l'être. Je suis désolé, en 2005, les Français n'ont pas dit non à l'Europe, ils ont dit non contre le gouvernement. Il y avait un ras-le-bol compréhensible contre le gouvernement en place. L'Irlande a dit non en 2008 pour des raisons qui n'avaient pas lieu d'être, i.e. avortement, armée, taxes et autres arguments qui étaient de la fausse information. Le peuple européen ne s'intéresse pas à l'Europe et vote en fonction du chef de l'état ou du gouvernement en place. La faute à qui? A l'Europe, qui ne communique pas correctement avec son peuple et aussi aux citoyens qui ne se donnent pas la peine de s'y intéresser. D'où la nécessité de faire passer les choses par la voie parlementaire qui est AUSSI la démocratie. Comment pensez-vous que les lois sont passées? Voulez-vous aller aux urnes 3 ou 4 fois par jour pour chaque loi qui passe ou non à l'Assemblée Nationale? Les députés sont des personnes qui sont élues par NOUS et qui NOUS représentent. M. Sarkozy a été élu à la majorité et il avait clairement stipulé qu'il ferait un mini-traité et qui serait ratifié par voie parlementaire. Ici, pas de surprise. Arrêtez-donc de crier que la démocratie est morte en France et en Europe. Ce n'est pas vrai. Certains pays sont loin d'y être et c'est donc manquer de respect à ces peuples de dire que la démocratie n'existe pas en France et en Europe.

    Le 04/10/2009 à 09h07
  • Gilles : Je ne sais pas exactement comment fonctionne le régime politique Tchèque mais j'imagnie mal que dans la mesure où le Parlement tchèque a ratifié le traité , un seul homme - fut-il Président- puisse bloquer le processus......!

    Le 04/10/2009 à 08h31
      Nous suivre :
      Document - Henry : « Sans mon père, je n’en serais pas là »

      Document - Henry : « Sans mon père, je n’en serais pas là »

      logAudience