Le président tchèque Vaclav Klaus © LCIAprès la large victoire du "oui" au référendum irlandais vendredi (lire notre article), il ne reste plus que la Pologne et la République tchèque qui n'ont pas achevé le processus de ratification du traité réformateur. Pour entrer en vigueur, les présidents polonais Lech Kaczynski et surtout le chef de l'Etat tchèque, Vaclav Klaus, adversaire déclaré de ce traité, doivent parapher le document déjà ratifié par voie parlementaire dans leurs pays.
Côté polonais, le suspense a pris fin jeudi soir, le chef de l'administration présidentielle assurant que le président Lech Kaczynski signerait le Traité samedi (lire notre article). En République tchèque, le président Vaclav Klaus, adversaire avéré du Traité, pose une nouvelle condition à sa signature, a annoncé jeudi le premier ministre suédois Fredrik Reinfeldt après s'être entretenu avec lui.
Une note de bas de page
Vaclav Klaus "souhaite ajouter une note en bas de page de deux phrases", selon le président en exercice de l'UE. "Autant que je sache, il lie cela à la Charte des droits fondamentaux" de l'Union européenne, a ajouté devant la presse le chef du gouvernement suédois. "Ensuite il veut que le Conseil de l'Europe se prononce sur cette note de bas de page", a dit Fredrik Reinfeldt qui s'est entretenu jeudi après-midi avec l'eurosceptique président tchèque.
"Je lui ai dit que c'était le mauvais message au mauvais moment, qu'il est très tard dans le processus", a souligné Fredrik Reinfeldt. Depuis plusieurs jours, les responsables européens tentaient, en vain, d'entrer directement en contact avec Vaclav Klaus, afin d'essayer d'obtenir une clarification sur ses intentions.
Le traité ne peut pas être amendé, dit Kouchner
La réponse ne s'est pas faite attendre, et elle est venue de Paris. Le traité de Lisbonne ne peut pas être amendé, a dit jeudi soir le ministre français des Affaires étrangères Bernard Kouchner. "On ne va pas changer le traité de Lisbonne. Il a été voté par le parlement tchèque et par le sénat tchèque dans des termes très précis que tout le monde a accepté", a-t-il dit lors d'un point de presse. "Je ne doute pas que le président Klaus va inventer encore beaucoup de difficultés, mais je pense que le peuple tchèque va accepter que ses représentants qui ont voté, qui ont dit oui, à chaque fois, à ce traité précis, sans en changer un mot, vont l'influencer suffisamment pour que ce soit fait", a-t-il ajouté.
Le Premier ministre suédois, Fredrik Reinfeldt, dont le pays occupe la présidence tournante de l'UE, a dit jeudi avoir reçu l'assurance de la part de Vaclav Klaus qu'il signerait le traité de Lisbonne si le verdict de la Cour constitutionnelle tchèque était positif.
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