Les Genevois votent contre les frontaliers français

le 12 octobre 2009 à 06h56 , mis à jour le 12 octobre 2009 à 07h00

Genève pourrait-elle devenir un "déversoir pour les 2,9 millions de chômeurs français" ? Pas question, affirme un parti local. Ses arguments lui ont valu un succès dans les urnes.

Bureau de vote scrutin élections municipales urnes électeursImage d'archives © TF1

Le principal argument électoral du Mouvement citoyen genevois (MCG) est la dénonciation des travailleurs frontaliers venus de France. Un argument qui porte : dimanche, ce parti populiste local a été le grand vainqueur des élections au Grand Conseil, le parlement du Canton de Genève. Le MCG, avec son slogan "Genève et les Genevois d'abord", assure qu'il y a un lien direct entre la présence des travailleurs frontaliers et le taux de chômage à Genève, le plus élevé de Suisse (7% en septembre contre 3,9% au niveau national). Pour son président, Eric Stauffer, Genève risque de tout simplement de devenir un "déversoir pour les 2,9 millions de chômeurs français".

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Les électeurs confrontés à la crise économique ont été manifestement sensibles à cet argumentaire puisqu'ils ont permis au MCG de presque doubler sa représentation au Grand Conseil, qui passe de 9 à 17 sièges. Le MCG se trouve ainsi propulsé deuxième force politique du canton derrière le Parti libéral (droite), qui passe à 20 sièges (-3).

Le parti populiste de droite UDC, familier des diatribes xénophobes, a bien tenté de disputer le terrain au MCG en faisant de la surenchère anti-frontaliers mais subit un revers en passant de 11 à 9 sièges. Durant la campagne, l'UDC a publié un encart publicitaire dénonçant la "racaille" et les "criminels étrangers" qui, selon le parti populiste, envahiraient Genève si une nouvelle liaison ferroviaire transfrontalière était établie avec la ville française frontalière d'Annemasse. Cette rhétorique a provoqué l'indignation de la gauche genevoise et du maire d'Annemasse Christian Dupessey qui a annoncé son intention de porter plainte contre l'UDC.

D'après agences

le 12 octobre 2009 à 06:56
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37 Commentaires

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  • Doblanc, le 16/10/2009 à 14h12

    Ma seule réponse est celle de Rgobet.

  • Mik, le 15/10/2009 à 21h02

    @Rgobet de LAusanne En tant qu'ex-frontalier ayant travaillé sur Bâle jusqu'à l'an dernier, je suis entièrement d'accord avec ce point de vue. En 2007, il y avait alors l'affaire de la fameuse affiche de l'UDC : des moutons blancs frappant un mouton noir... Cette campagne était, mais alors, très loin de faire l'unanimité parmi mes collègues suisses ("it's a shame for switzerland" disaient-ils). Divers mouvements de protestations ont vu le jour, les tracts et les inscriptions (en suisse allemand, langue quasi-inconnue des frontaliers français comme allemands) ont fleuri un peu partout. Je ne serai donc pas aussi catégorique en critiquant l'ensemble des suisses.

  • Rgobet, le 14/10/2009 à 06h50

    Mais quel acharnement! Sachez que cette initiative de l'UDC est en Suisse tres critiquée. Et vous vous saisissez l'occasion pour mépriser l'ensemble des suisses, de la Suisse. C'est comme si on se mettait à critiquer tous les français à cause d'une provocation du FN, en mettant tout le monde dans le même sac. Vous étés pitoyables ! SIGné: Un français parti vivre en Suisse. Chacun fait ce qu'il veut. Au moins ici ce qui est indéniable c'est la qualité de vie. Et ça on s'en rend compte quand on a le courage de partir de France, le plus grand pays de râleurs dans lequel on n'a jamais le droit de dire ce que l'on pense sans créer de polémique.

  • Sense 74, le 13/10/2009 à 18h36

    Cher Doblanc, n'est ce pas également primaire de catégoriser les gens? Pour le coup, je dirais même que c'est caractéristique. Et croyez moi, je ne vous envie pas. Je chéris ma Haute-Savoie natale, et je suis assez ouvert d'esprit pour saluer mon voisin suisse, qui retape en ce moment sa résidence secondaire. Admettez-le: Le modèle suisse et ses images d'Epinal a fait son temps.

  • Kiwi, le 13/10/2009 à 14h19

    N'allez plus làbas lol

  • KATE, le 13/10/2009 à 12h50

    Que dire à l'UDC de leur Suisse qui vivent en France de la même façon que les travailleurs frontaliers? Et nos accords????????? les avantages sont pour tous!!! côté Français comme côté Suisse n'es-ce pas Mrs du parti UDC...............

  • John Duff, le 13/10/2009 à 03h23

    La racaille et les crimininels n'attendent pas qu'il y ait un train d'Annemasse a Geneve pour se deplacer.De plus ce n'est pas eux qui risquent de piquer les emplois des Suisses.Par contre,s'il n'y a plus de travailleurs Francais a Geneve,la Suisse devra beaucoup investir pour former de la main d'oeuvre ouvriere qualifiee.En effet,en Suisse comme au Quebec,on mise beaucoup sur la formation d'ingenieurs,d'avocats,de medecins et autre,mais pour y trouver un plombier ou un electricien de souche tres qualifie,on peut toujours courrir.Je serais plutot pour une immigration choisie,meme si ces travailleurs n'immigrent pas vraiment puisqu'ils rentrent en France chaque soir apres le boulot.

  • DELPH, le 13/10/2009 à 03h17

    Cher doBlanc,,travaillant en françe mais a proximité de la suisse,il me semble quand même que beaucoup de vos compatriotes travaillent en suisse mais habitent en françe!!!.....alors arrêtons de faire les hyppocrites,,je ne suis pas du tout envieuse de vos salaires,mais laissez les gens qui veulent travaillez ,ce ne sont pas les français qui vous "chipent " vos emplois,ils honorent aussi enormement de jobs que personne ne veut prendre(ex:femme de chambre,femme de ménage.....) on tombe vraiment dans le xenophobisme...dans ce cas là,tout le monde reste chez soi et plus personne ne profite de l'avantage du voisin

  • Penandre@hotmail.com, le 13/10/2009 à 00h46

    Les Suisses savent bien profiter de la france( et n'hesitent pas à dire qui ils sont en ville. comme si le fait d'être suisse ça leur donne des passes- droit partout. j' ai des amis suisses jeunes et vieux. à part leur coté air supérieur et harpagon ils sont polis et parfois sympatiques sauf en ce qui concerne l'argent. l'euro leur a fait un peu rabattre leur " quaquet"

  • Dauphinois, le 13/10/2009 à 00h25

    La Suisse, par son parti qui dit tout haut ce que les électeurs pensent tout bas a gagné. Idem pour l'Autriche.

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