Electrice irlandaise votant lors du référendum sur le traité de Lisbonne (2 octobre 2009) © TF1/LCISelon les résultats officiels, encore partiels, du référendum sur le traité de Lisbonne organisé vendredi en Irlande, les Irlandais se sont prononcés largement en faveur du texte instituant le nouveau cadre institutionnel de l'Union européenne. Ce traité, qui simplifiera la prise de décision au sein de l'UE et lui donnera une plus grande visibilité internationale, doit être approuvé par l'ensemble de ses membres pour entrer en vigueur. Seules la Pologne et la République tchèque ne l'ont pas encore fait. Le "oui" irlandais a d'ores et déjà été salué par de nombreux responsables politiques européens et nationaux.
Pour les Français, l'Irlande n'est plus un Eldorado
Beaucoup de Français s'installaient jusqu'ici en Irlande. Mais la situation économique s'est dégradée et la vie est devient difficile pour les expatriés Français.
Publié le 02/10/2009
Fredrik Reinfeldt, Premier ministre suédois et président en exercice de l'Union européenne :
"Après toutes les incertitudes et un travail acharné, je dois dire que c'est un grand jour pour l'Europe. Je suis très heureux de ce résultat positif sur le référendum irlandais et le traité de Lisbonne (...) Je crois fermement que le traité de Lisbonne fera que l'Union européenne élargie soit plus démocratique, plus efficace et plus transparente. Il est maintenant important que le traité soit en place (...) Le conseil européen est uni dans sa volonté de voir le traité de Lisbonne entrer en vigueur d'ici la fin de l'année".
Carl Bildt, ministre suédois des Affaires étrangères :
"C'est une victoire importante pour l'Irlande et pour l'Europe (...) Ce n'est plus qu'une question de temps pour que nous puissions finalement presser le bouton d'une meilleure coopération européenne, que le traité de Lisbonne permet (...) Cela nous permettra également de faire mieux entendre la voix de l'UE dans le monde".
Nicolas Sarkozy, chef de l'Etat français :
"Ce vote, qui couronne les efforts accomplis notamment lors de la présidence française pour apporter une réponse aux préoccupations qu'avaient exprimées les Irlandais, est une grande satisfaction pour tous les Européens", et il permet "de franchir une étape décisive en vue de l'entrée en vigueur du Traité de Lisbonne. La France souhaite que les Etats qui ne l'ont pas encore fait achèvent le plus rapidement possible leur procédure de ratification pour que le traité de Lisbonne puisse entrer en vigueur avant la fin de l'année, comme les 27 s'y sont engagés".
François Fillon, Premier ministre Français :
"C'est ainsi une étape essentielle pour l'entrée en vigueur de ce traité qui est franchie", en saluant "cette contribution du peuple irlandais en faveur d'une Europe plus forte, plus efficace et plus proche des citoyens ainsi que le rôle décisif du Premier ministre Cowen pour obtenir ce résultat".
Michel Barnier, chef de la délégation PPE française au Parlement européen :
"Avec le Traité de Lisbonne, les Européens se donnent de nouveaux outils pour agir (...) Il faut désormais que le Traité de Lisbonne entre en vigueur rapidement. Nous nous donnons ainsi les moyens de relever ensemble plus efficacement les défis de la crise économique et financière, de construire un nouveau modèle économique et social de croissance verte, et de jouer notre rôle pour la paix et la sécurité dans le monde".
Gordon Brown, Premier ministre britannique :
"Je salue la décision du peuple irlandais sur le traité de Lisbonne. Le traité est bon pour le Royaume-Uni et bon pour l'Europe. Nous pouvons désormais travailler ensemble et nous concentrer sur les problèmes qui importent le plus aux Européens - un rétablissement économique durable, la sécurité, la lutte contre la pauvreté au niveau mondial et l'action face au réchauffement climatique".
Chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi :
"Le oui irlandais représente un pas décisif vers l'entrée en vigueur du Traité de Lisbonne qui va permettra d'avoir une Europe plus forte et efficace", indique dans un communiqué le président du Conseil, qui se déclare "heureux" du résultat de ce vote et adresse ses félicitations au Premier ministre irlandais Brian Cowen. "Je formule le souhait que ce message positif qui vient d'Irlande sera suivi par les Etats membres qui n'ont pas encore ratifié le texte, même si leurs parlements s'y sont déclarés favorables", poursuit le communiqué. "Nous restons fidèles à l'objectif d'entrée en vigueur du Traité de Lisbonne d'ici la fin de l'année", conclut-il.
Daniel Cohn-Bendit, président du groupe des Verts au Parlement européen :
"Les écologistes se réjouissent d'une nette majorité en faveur du oui pour le Traité de Lisbonne (...) Il n'y a plus que Vaclav Klaus, président de la Tchéquie, qui persiste à bloquer le processus. Les gouvernements européens doivent faire pression sur lui et lui faire comprendre qu'il doit abandonner sa politique d'obstruction (...) Le Traité de Lisbonne renforce également la démocratie en Europe".
Catherine Trautmann, présidente de la délégation socialiste française au Parlement européen :
"Je tiens à saluer nos amis irlandais pour leur acte exemplaire de solidarité européenne (...) Les socialistes français en appellent maintenant à la responsabilité du Président de la République tchèque, Vaclav Klaus, pour qu'il s'inscrive dans ce même élan de solidarité et signe la loi de ratification, par ailleurs largement votée par son Parlement et validée par la Cour constitutionnelle tchèque".
José Manuel Barroso, président de la Commission européenne :
"Cela montre que l'Europe apporte une réponse positive à la crise économique (...) "Cela montre la valeur de la solidarité européenne et je suis très heureux du résultat que nous recevons d'Irlande" (...) Les Irlandais ont parlé et ils ont envoyé un "oui" sans appel à l'Europe (...) C'est un signe de confiance des Irlandais à destination de l'Europe, un signe de leur volonté d'être au coeur de l'Europe et un signe qu'ils reconnaissent le rôle que l'UE a joué en répondant à la crise économique (...) Tous les Etats membres de l'UE ont maintenant approuvé démocratiquement le traité de Lisbonne démocratiquement, par un vote soit populaire soit parlementaire (...) J'espère que les procédures nécessaires à son entrée en vigueur pourront être terminées dès que possible par la Pologne et la République tchèque (...) L'Irlande a donné une nouvelle chance à l'Europe. Nous avons le devoir de la saisir".
Jerzy Buzek, président du Parlement européen :
"C'est une bonne nouvelle pour l'Irlande et une bonne nouvelle pour l'Europe (...) Mais ce n'est pas la fin de l'histoire (...) Je peux vous assurer que je vais travailler très dur et j'ai le sentiment que nous avons une Europe commune. Ecrivons une histoire européenne commune".
Joseph Daul, président du groupe du parti populaire européen au parlement européen :
"Je félicite tout particulièrement les électeurs irlandais pour la sagesse dont ils ont fait preuve (...) Cette décision valide le Traité de Lisbonne et assure notre avenir commun dans une Union européenne plus démocratique et plus efficace (...) L'UE parlera d'une seule voix et agira d'une seule voix lorsque le Traité de Lisbonne aura été ratifié, en se fondant sur le socle de valeurs communes chères à tous les Européens".
Guy Verhofstadt, président de l'Alliance des démocrates et des libéraux au Parlement européen :
"Aujourd'hui est un beau jour pour l'Europe. Avec le oui irlandais, tous les citoyens d'Europe, directement ou indirectement, disent oui au Traité de Lisbonne (...) Aujourd'hui est le premier jour d'un nouveau futur pour l'Europe, uni, démocratique, efficace et puissant (...) L'Europe n'est pas la cause, mais la solution des problèmes auxquels nous sommes confrontés aujourd'hui (...) Je demande à chacun de prendre ses responsabilités pour faire en sorte que le Traité de Lisbonne puisse entrer en vigueur dès que possible".
D'après agences
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