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Par Stéphanie ODEON, le 08 novembre 2009 à 16h31, mis à jour le le 09 novembre 2009 à 17:31
Vous avez été nombreux à raconter sur TF1News vos souvenirs de la chute du Mur de Berlin. Voici une sélection de quelques-uns de vos témoignages.
Chute du Mur de Berlin novembre 1989Une date gravée à jamais
Aux points de passages ouverts ici et là, il y avait des flots de Berlinois de l'Est qui entraient à l'Ouest. Beaucoup pleuraient, des femmes en tenue traditionnelle leur donnaient des bouquets de fleurs, les gens s'embrassaient. C'était poignant et le flot ne s'interrompait pas. A la porte de Brandebourg, un pan du mur a été fichu part terre par la foule, les vopos, les policiers Est-Allemands, étaient paumés. C'est d'ailleurs la photo de la une de Libération du 13 novembre ! J'ai vu les vopos le remonter peu après. (...).
Il y avait des dizaines de camions qui distribuaient gratuitement sucre, café chocolat, pain. Des Allemands de l'Est regardaient des vitrines de magasins informatiques avec des yeux ébahis. Devant les banques, il y avait des centaines de mètres de queue car chaque Est-allemand se voyait remettre 100 marks. Les trottoirs étaient noirs de monde. Ce fut un grand moment que cette journée du 12 novembre là-bas, j'étais très heureux et très fier d'être allé sur place. (...)
Je me suis dit : "quand on parlera de l'ouverture du Mur de Berlin le week-end du 11 novembre 1989, je pourrai dire : j'y étais !" . J'ai vu plein de choses. A l''Est, j'ai été impressionné par le no man's land derrière le mur et la tristesse de la ville. C'était tellement pesant. En fait "ça foutait la trouille". (...) Au final c'est un souvenir extraordinaire." Pseudo : OscarTF1
- "J'étais en deuxième année de journalisme au CFJ. Quand le Mur est tombé, nous avions du mal à y croire. Avec trois autres étudiants, nous sommes partis en voiture pour Berlin. Nous avions conscience qu'une page de l'Histoire se tournait et nous voulions absolument le vivre au plus près. Mon premier souvenir, c'est cette file immense de voitures de l'Est qui attendaient pour passer à l'Ouest. Ce qui m'a marqué, c'est ce paradoxe entre l'euphorie des Allemands de l'Ouest et le regard rempli de curiosité des Allemands de l'Est. Nous sommes restés trois jours sur place. Et avant de partir, nous avons fait la queue pour casser une partie du mur et pouvoir en ramener quelques morceaux." Bertrand Lachat, journaliste reporter d'image de TF1
Le sentiment de vivre un événement historique
- "Ma mère est Française et mon père était allemand. Ce 9 novembre, j'étais devant ma télévision, submergée par l'émotion, regrettant que mon père, qui s'était sauvé d'Allemagne de l'Est en traversant les bois, ne soit plus là pour voir tomber le Mur. Pour la première fois, moi, la Française, je me suis sentie Allemande, vibrant à l'unisson d'un peuple qui était aussi le mien. Aujourd'hui encore, l'émotion m'étreint devant ces images à jamais inoubliables, tout comme doivent l'être ceux qui sont morts en essayant de gagner leur liberté. 89 restera à jamais le symbole de la liberté, 1789 France, 1989 Allemagne et pays de l'Est". Pseudo : Valka65
- "J'étais en Italie. Je regardais la télé. Ce que je voyais me paraissait si surréaliste que je suis partie acheter un journal français pour être sûre que j'avais bien compris. Un peu comme pour le 11 septembre, j'ai zappé sur toutes les chaînes car j'ai cru au début que c'était la pub d'un film." Pseudo : Staurostar
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