Attentat attribué à l'ETA à Pampelune (30 octobre 2008) © TF1/LCILe ministère espagnol de l'Intérieur a annoncé mardi avoir relevé le niveau d'alerte anti-terroriste du pays dans la perspective de la présidence de l'Union européenne, assurée par Madrid à partir du 1er janvier. La veille, le ministre de l'Intérieur, Alfredo Perez Rubacalba, avait estimé que le groupe séparatiste basque ETA pourrait profiter des six mois de présidence espagnole pour tenter de commettre un attentat susceptible d'attirer l'attention sur elle.
Arrestation en France du "chef militaire de l'ETA"
Le "chef militaire" de l'organisation indépendantiste basque armée ETA, Ibon Gogeascoechea Arronategui, a été arrêté dimanche matin en Basse-Normandie.
Publié le 28/02/2010
"Compte tenu de la faiblesse et des divisions internes au sein de l'ETA, elle ne se contentera pas d'une action ordinaire", avait estimé le ministre. "Ceci nous amène à penser que l'ETA pourrait organiser un enlèvement car, sans aucun doute, c'est une action spectaculaire qui devrait attirer sur elle l'attention dont elle manque actuellement et qui ne devrait pas lui créer trop de problèmes internes".
Des dizaines d'arrestations
Le gouvernement espagnol a adopté une ligne d'extrême fermeté contre la mouvance indépendantiste basque et l'ETA qui s'est traduite par des dizaines d'arrestations, depuis l'échec de ses négociations de paix de 2006-2007. L'organisation est donc aujourd'hui très affaiblie et il lui est très difficile d'organiser des actions de grande ampleur. Mais pour le ministre de l'Intérieur, un rapt, relativement plus simple à mettre sur pied, permettrait notamment à l'ETA de s'offrir "une couverture médiatique pendant toute la durée de la présidence espagnole de l'UE", qui se terminera le 1er juillet 2010, et "démontrer à ses partisans sa force apparente".
L'ETA est considérée comme un mouvement terroriste à la fois par l'Union Européenne et les Etats-Unis. Le groupe est tenu responsable de 828 morts depuis sa création il y a 41 ans. Le dernier attentat de l'organisation, qui remonte au 30 juillet, avait eu lieu devant la caserne de la garde civile de Palmanova, sur l'île de Majorque aux Baléares. Deux gardes civils avaient été tués.
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