Le président du Conseil a été rapidement évacué vers l'hôpital © REUTERS/DRIl a pris sa plume dans sa cellule pour lui présenter ses excuses. L'agresseur de Silvio Berlusconi, un déséquilibre soigné depuis dix ans pour troubles mentaux, lui a écrit une lettre dans laquelle il qualifie son acte "superficiel, lâche et inconsidéré", selon les médias italiens. Massimo Tartaglia, l'homme qui a blessé le chef du gouvernement italien au visage dimanche à Milan, a déclaré "ne pas se reconnaître" dans cet acte. L'agresseur a affirmé "avoir agi seul" et il a exclu "toute forme de militantisme ou d'appartenance politique", selon l'agence de presse Ansa. Massimo Tartaglia, 42 ans, risque une peine allant de cinq mois et demi à cinq ans de prison s'il est reconnu responsable.
Berlusconi agressé : la théorie du complot se propage sur le web
Sitôt agressé, sitôt remonté dans les sondages : l'attaque dont a été victime le chef du gouvernement italien a profité à sa cote de popularité. Plutôt suspect, jugent des internautes, qui visionnent la vidéo de l'agression en boucle.
Publié le 23/12/2009
Silvio Berlusconi rentre chez lui
Le chef du gouvernement italien a quitté jeudi l'hôpital de Milan où il était soigné après avoir été agressé dimanche soir par un déséquilibré.
Publié le 17/12/2009
Berlusconi frappé au visage par un déséquilibré
Le chef du gouvernement italien a été hospitalisé dimanche soir après avoir été frappé au visage à la fin d'un meeting électoral à Milan. Apparemment déséquilibré, son agresseur a été arrêté.
Publié le 13/12/2009
Pan dans le nez : Facebook se déchaîne sur Berlusconi
L'agresseur du chef du gouvernement italien est traité en héros sur Facebook, pendant qu'un jeu consistant à bombarder Berlusconi a déjà vu le jour sur le net.
Publié le 14/12/2009
L'émotion en Italie après l'agression de Berlusconi
Silvio Berlusconi a été violemment agressé dimanche par un déséquilibré. La scène a été filmée par les caméras et largement reprise sur Internet.
Publié le 14/12/2009
Les images de l'agresseur de Berlusconi
Découvrez les images amateurs de l'agression de Silvio Berlusconi sur lesquelles on aperçoit l'homme lancer la statuette.
Publié le 14/12/2009
Selon les dernières déclarations de son médecin personnel, Silvio Berlusconi devra sortira de l'hôpital mercredi et ne pourra avoir d'activités importantes pendant deux semaines. Il ne pourra donc pas se rendre au sommet de Copenhague sur le climat en fin de semaine. Agé de 73 ans, il a été blessé à la lèvre et au nez et a aussi eu deux dents cassées, a perdu un demi-litre de sang à la suite de l'agression. Dans un message publié sur le site internet de son parti du Peuple de la liberté (PDL), le Premier ministre a remercié mardi ses partisans et assuré que l'"amour l'emporte toujours sur la haine".
"Un climat de haine"
Il a reçu de nombreux messages de soutien de personnalités internationales. Son grand ami le Premier ministre russe Vladimir Poutine et le président français Nicolas Sarkozy ont été les premiers à l'appeler, avant les messages de réconfort du pape Benoît XVI, du Premier ministre britannique Gordon Brown, de la chancelière allemande Angela Merkel et de la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton.
Pour la presse comme pour la classe politique qui a été unanime à condamner l'agression, la violence du geste, même s'il a été commis par un déséquilibré, illustre "une grave dégradation du climat politique en Italie". "Ce qui est arrivé résulte d'un climat de haine", a déclaré le porte-parole de Berlusconi. Le président italien, Giorgio Napolitano, a appelé la classe politique à "ne pas alimenter les tensions", dans une interview au directeur du journal télévisé Tg2 citée par Ansa. Il y a une "exaspération dangereuse de la polémique politique" et "il faut y mettre un terme", a-t-il déclaré.
L'atmopshère politique est alourdie par les procès en cours contre Silvio Berlusconi pour faux en bilan et corruption de témoins, par les scandales sexuels et, plus récemment, les accusations d'un mafieux repenti à son encontre. Berlusconi se dit victime d'un "complot" de la gauche qui sème "la haine et l'envie", des médias accusés de répandre "mensonges et calomnies", et des "juges politisés". La presse s'interroge par ailleurs sur les "lacunes" dans la protection du chef du gouvernement et relevait deux carences: qu'un homme ait pu s'approcher si près de lui et que Silvio Berlusconi n'ait pas été évacué immédiatement.
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