L'agresseur de Berlusconi lui écrit une lettre d'excuses

Par TF1 News (D'après agence), le 14 décembre 2009 à 22h10 , mis à jour le 15 décembre 2009 à 16h00

L'homme qui a blessé le chef du gouvernement italien au visage dimanche à Milan, a déclaré "ne pas se reconnaître" dans ce qu'il a qualifié d'"acte superficiel, lâche et inconsidéré".

Silvio Berlusconi agressionLe président du Conseil a été rapidement évacué vers l'hôpital © REUTERS/DR

Il a pris sa plume dans sa cellule pour lui présenter ses excuses. L'agresseur de Silvio Berlusconi, un déséquilibre soigné depuis dix ans pour troubles mentaux, lui a écrit une lettre dans laquelle il qualifie son acte "superficiel, lâche et inconsidéré", selon les médias italiens. Massimo Tartaglia, l'homme qui a blessé le chef du gouvernement italien au visage dimanche à Milan, a déclaré "ne pas se reconnaître" dans cet acte. L'agresseur a affirmé "avoir agi seul" et il a exclu "toute forme de militantisme ou d'appartenance politique", selon l'agence de presse Ansa. Massimo Tartaglia, 42 ans, risque une peine allant de cinq mois et demi à cinq ans de prison s'il est reconnu responsable.

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Plus d'infos

 
Selon les dernières déclarations de son médecin personnel, Silvio Berlusconi devra sortira de l'hôpital mercredi et ne pourra avoir d'activités importantes pendant deux semaines. Il ne pourra donc pas se rendre au sommet de Copenhague sur le climat en fin de semaine.  Agé de 73 ans, il a été blessé à la lèvre et au nez et a aussi eu deux dents cassées, a perdu un demi-litre de sang à la suite de l'agression.  Dans un message publié sur le site internet de son parti du Peuple de la liberté (PDL), le Premier ministre a remercié mardi ses partisans et assuré que l'"amour l'emporte toujours sur la haine".


"Un climat de haine"
 
Il a reçu de nombreux messages de soutien de personnalités internationales. Son grand ami le Premier ministre russe Vladimir Poutine et le président français Nicolas Sarkozy ont été les premiers à l'appeler, avant les messages de réconfort du pape Benoît XVI, du Premier ministre britannique Gordon Brown, de la chancelière allemande Angela Merkel et de la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton.
 
Pour la presse comme pour la classe politique qui a été unanime à condamner l'agression, la violence du geste, même s'il a été commis par un déséquilibré, illustre "une grave dégradation du climat politique en Italie". "Ce qui est arrivé résulte d'un climat de haine", a déclaré le porte-parole de Berlusconi. Le président italien, Giorgio Napolitano, a appelé la classe politique à "ne pas alimenter les tensions", dans une interview au directeur du journal télévisé Tg2 citée par Ansa. Il y a une "exaspération dangereuse de la polémique politique" et "il faut y mettre un terme", a-t-il déclaré.
 
L'atmopshère politique est alourdie par les procès en cours contre Silvio Berlusconi pour faux en bilan et corruption de témoins, par les scandales sexuels et, plus récemment, les accusations d'un mafieux repenti à son encontre. Berlusconi se dit victime d'un "complot" de la gauche qui sème "la haine et l'envie", des médias accusés de répandre "mensonges et calomnies", et des "juges politisés". La presse s'interroge par ailleurs sur les "lacunes" dans la protection du chef du gouvernement et relevait deux carences: qu'un homme ait pu s'approcher si près de lui et que Silvio Berlusconi n'ait pas été évacué immédiatement.
 

Par TF1 News (D'après agence) le 14 décembre 2009 à 22:10
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2 Commentaires

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  • nick666, le 15/12/2009 à 10h08

    Lol...J'imagine..."Pardon monsieur, je vous avais pris pour Mussolini"...

  • michelfan, le 15/12/2009 à 10h08

    Je trouve, que l'on aime ou pas Berlusconi, que cette agression est ignoble et montre bien dans quelles sociétés nous vivons. Je parle également de mon pays, la France. Les gens ne débattent plus, ils se battent, s'invectivent, ne s'écoutent plus et font passer leurs intérêts personnels avant le collectif. Nous entrons dans un système de haine permanente. Les politiques, aidés par une certaine presse, ne vivent que dans des polémiques politiques, comme pour embraser le peuple. Quel bel exemple donné à notre jeunesse que ces bagarres de pouvoir quotidiennes, ne soyons pas étonnés de voir nos jeunes en venir aux mains, voire utiliser des armes pour supprimer "l'autre" qui ne pense pas de la même façon !

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